Tennis L’Arlonaise est aux portes du Top 500. Pour y entrer, elle doit être plus agressive

Un point. C’est tout ce qui manque à Deborah Kerfs pour faire son entrée dans le Top 500. Une place avec laquelle l’Arlonaise flirte depuis plus de trois mois maintenant et on sent bien dans son discours une certaine impatience. "C’est symbolique, certes, mais psychologiquement, ce serait bien de franchir ce cap", explique-t-elle. Après un hiver très encourageant sous la houlette de Serge Carpentier, son début de printemps a été orageux, avec quelques éliminations au premier tour qui lui ont fait mal. "Il faut dire que j’ai aussi beaucoup joué en Interclubs et il n’est pas toujours simple de combiner avec les tournois internationaux", explique-t-elle.

En Belgique, elle s’est qualifié pour le tour final avec le Club Justine Henin; en France, son équipe a perdu des points parce que le juge-arbitre a refusé son certificat médical; au Luxembourg, enfin, elle est toujours en course pour la victoire finale avec Howald.

Depuis quelques semaines, cela allait mieux en tournoi également puisqu’elle avait atteint les demi-finales d’un 10.000 dollars à Pula mais sa défaite contre Kimberley Zimmermann en quart de finale à Velenje lui a fait mal. Les deux filles se connaissent bien puisqu’elles ont fréquenté le centre AFT ensemble. "L’an dernier, elle m’avait aussi battue en Interclubs", dit Deborah. "Elle a bien joué, mais j’ai fait trop de fautes."

L’Arlonaise sait que, pour progresser encore, elle doit apprendre à être plus agressive et plus présente mentalement. "Je dois montrer les dents", dit-elle. Après quelques jours de repos, elle reprendra l’entraînement samedi et se rendra ensuite à Breda, après quoi elle envisage de passer en 25.000 $ lorsque les Interclubs seront terminés.