Tennis Facile vainqueur d’Alexandr Dolgopolov, le Serbe est prudent sur son niveau.

Novak Djokovic se montre prudent, même après sa victoire facile face à Alexandr Dolgopolov…

Avez-vous l’impression qu’il ne vous manque plus que quelques matches pour retrouver votre meilleur niveau en vue de Roland-Garros ?

"C’est évidemment là que je veux jouer mon meilleur tennis. Je sens que mon jeu va dans la bonne direction, même si les résultats n’ont pas été satisfaisants pour moi et pour ceux qui me suivent. J’ai mis la barre si haut pendant toutes ces années, mais c’est comme ça. Je dois juste accepter de ne pas encore avoir atteint le niveau désiré tout en notant des progrès encourageants. Espérons que je puisse continuer comme ça."

Vous vous mettez beaucoup de pression par rapport à vos attentes et à celles de l’extérieur…

"Oui… J’ai atteint les plus grands sommets de ce sport, j’ai obtenu les meilleurs résultats régulièrement pendant des années. Alors, quand je rentre sur le court, je m’attends à gagner tous les matches sur n’importe quelle surface. Forcément, les attentes sont très hautes. Mais avec tout ce qui m’est arrivé depuis un an, j’ai bien dû approcher les choses un peu différemment : je veux gagner, mais je dois aussi accepter l’état actuel de mon jeu. J’adorerais aller au bout de ce tournoi de Rome qui m’a toujours tant réussi, mais je dois me montrer un peu plus modeste et voir où ça va me mener."

Tout cela n’a-t-il pas aussi changé la perception que vous avez de vous finalement ?

"Cela m’a amené de nouveaux défis. Mais, même si ça fait un moment que je n’ai pas gagné un grand titre ni joué du grand tennis, je suis heureux quelque part d’en passer par là parce que ça me permet d’apprendre à me connaître d’une manière encore plus profonde, d’aller résoudre des problèmes auxquels je ne pensais pas. Quand tout va bien, on laisse ces trucs s’accumuler vous savez : j’ai gagné ce match, tout va bien. C’est aussi ce qu’il s’est passé avec ma blessure au coude : je ne m’en suis pas occupé à temps et ça n’a fait qu’empirer. J’ai aussi changé beaucoup de choses dans mon équipe et au final, j’y ai perdu le confort et la paix de l’esprit. Aujourd’hui, ça va mieux, je me sens de nouveau à l’aise avec ceux qui m’entourent et je ne pense qu’à progresser."