Tennis Le Serbe espère en avoir fini avec ses problèmes au coude.

Il a encore l’air soucieux mais le bout du tunnel semble approcher. Novak Djokovic ne veut pas trop s’avancer à Miami mais l’embellie est arrivée.

"J’ai seulement commencé à jouer sans souffrir depuis deux jours, a-t-il ainsi confié. Et cela fait du bien ! Parce que cela faisait très longtemps que je n’avais pas pu juste me concentrer sur le jeu. J’avais toujours cette inquiétude en tête de voir la douleur revenir… Et elle revenait."

Depuis combien de temps n’avait-il plus joué sans cette douleur ?

"Des années", glisse-t-il dans un sourire qui en dit long. Vainqueur six fois à Miami, Nole n’est pas dans les mêmes dispositions cette année.

"Mon approche est forcément très différente. Après ce que j’ai traversé, je n’ai pas d’attentes. J’essaie de ne m’attendre à rien pour avoir tout (sourire). Je ne suis pas encore à mon meilleur niveau mais je travaille pour y revenir. Et puis j’ai passé deux ans avec cette blessure, à essayer de trouver comment jouer avec, ne pas y arriver et voir mon jeu être compromis… J’ai dû changer beaucoup de choses et accepter l’état de mon coude."

Il ne regrette pas d’être passé sur le billard.

"Me faire opérer, c’était assez invasif mais malheureusement ça devait être fait même s’il y a des conséquences à gérer au niveau des muscles. Cela va me prendre du temps de revenir au plus haut niveau. Je l’ai accepté. Jouer sans douleur est le plus important. Je dois faire preuve d’enthousiasme envers le processus et m’améliorer chaque jour."

Même si la frustration reste évidente, Djokovic reste philosophe. "J’ai déjà eu beaucoup de succès dans ma carrière, et je n’ai connu qu’une seule trajectoire : vers le haut. Cela a changé et je dois trouver comment aller de l’avant de nouveau."

Quand un collègue lui demande s’il est proche de pouvoir battre Roger Federer, sa mâchoire se crispe. "Je ne pense vraiment pas à ça", répond-il, l’œil sombre. Évidemment il y pense, et c’est bon signe pour lui.