Tennis Federer apporté toute son expérience à Bencic pour remporter une seconde Hopman Cup.

Le Suisse a remporté avec Belinda Bencic sa deuxième Hopman Cup, après le titre de 2001 aux côtés de Martina Hingis. Il arrivera dans les meilleures conditions à Melbourne.

Qu’avez-vous pensé de votre match face à Alexander Zverev ?

"Je ne pensais pas avoir autant d’occasions sur son service. C’était un match assez propre même si le jeu décisif m’a frustré. J’ai gâché des points qu’on ne doit pas perdre face aux meilleurs et ça aurait pu me coûter le match. Lui a baissé d’un ton et tout a basculé assez vite."

Vous avez expédié une balle de rage dans les tribunes et ça a surpris tout le monde…

"Je suis surpris que les gens soient surpris ! À l’entraînement, ça m’arrive tout le temps. Pour moi c’est une réaction presque normale. C’est vrai qu’en match, c’est rare que je montre cette frustration mais parfois on doit le faire car on se sent tellement fâché, frustré, que quelque chose doit lâcher. À la fin on veut continuer à gagner, même quand on a tout gagné. Quand tu es seul devant le but et tu le mets à côté… Tu ne peux pas juste dire "pas grave." Si tu réagis comme ça, tu es un loser je trouve ! (rires) "

Tout se finit idéalement avant Melbourne…

C’est un peu irréel quand même de remporter cette Hopman Cup 17 ans après ! En 2001 avec Martina, j’étais l’apprenti, elle était le maître mais cette fois c’est l’inverse donc c’est différent ! (rires) Belinda est un peu dans la situation dans laquelle j’étais avec Martina Hingis, donc j’ai essayé d’être un bon coéquipier, de la rendre plus forte, de faire un peu le mentor. Personnellement, j’ai eu une grande semaine, j’arrivais après une bonne préparation et je me sentais bien à l’entraînement, mais c’est autre chose de te le prouver dans les matches. Le plus important c’est que je sors de cette semaine sans pépin physique donc je vais pouvoir aborder sereinement l’Open d’Australie."

Cette Hopman Cup avec Hingis vous a marqué on dirait ?

"Vous savez, c’est une aide d’avoir un grand champion dans ton pays, quelqu’un qui a dominé le sport comme Martina le faisait à l’époque. J’ai pu prendre exemple sur elle. Elle m’a convaincu de travailler dur, de m’investir car je n’y croyais pas trop quand j’étais jeune, moi je croyais plus au talent, au jeu inspiré et créatif, à taper des coups incroyables. Martina était différente : grande travailleuse, fille très sérieuse et aussi un talent incroyable. J’ai beaucoup appris d’elle, surtout les deux années ici en tant que sparring puis quand on a joué ensemble en 2001. Elle m’a aidé à devenir le joueur que je suis aujourd’hui. Et puis cette semaine-là, elle venait me voir tous les jours pour me dire "On doit absolument gagner cette balle en diamants !" , je m’en souviens encore (rires) .