Tennis N°1 mondiale, la Roumaine n’a jamais gagné un Grand Chelem. Face à Stephens, elle devra sortir le grand jeu.

Quel que soit le verdict de la finale de ce samedi après-midi (15h), le tournoi féminin de Roland-Garros aura une nouvelle lauréate. Ni Simona Halep (WTA 1) ni Sloane Stephens (WTA 10) n’ont, en effet, encore inscrit leur nom au palmarès du tournoi parisien.

Dans l’absolu, la joueuse roumaine part favorite de ce dernier round. Numéro un mondiale, c’est sans doute la championne la plus complète du moment. Seulement voilà : la demoiselle de Constanta a pris la mauvaise habitude de craquer dans les moments importants. Déjà finaliste de trois tournois du Grand Chelem (Roland-Garros 2014 et 2017, Open d’Australie 2018), elle a chaque fois été battue (successivement par Sharapova, Ostapenko et Wozniacki). Vaincra-t-elle enfin le signe indien ? C’est la question qui brûle les lèvres de tout son pays. Terre de tennis, la Roumanie a enfanté de grands champions comme Ilie Nastase, Ion Tiriac ou Virginia Ruzici. Halep rêve d’enfin les rejoindre au tableau d’honneur !

Il lui faudra, pour cela, dompter un fauve rugissant : Sloane Stephens. Et ce ne sera pas simple. La tenante du titre de l’US Open n’a pas l’habitude de louper ses finales. Elle en a disputé six sur le circuit WTA et elle les a toutes gagnées. C’est dire si elle a des nerfs d’acier.

Depuis son sacre à Flushing Meadow, la Floridienne a clairement franchi un cap dans sa carrière. Même sur terre battue - la surface où elle est théoriquement le moins à l’aise - elle dicte désormais le jeu. Elle prend l’initiative, en patronne. Et en confiance.

à l’analyse, cette finale 2018 s’annonce donc plutôt indécise. Certes, Halep a impressionné tout au long du tournoi. Elle n’a laissé aucune chance à Elise Mertens, elle a dominé Angelique Kerber, elle a pris la mesure de Garbine Muguruza. Elle n’a jamais tremblé. Mais elle n’a jamais été, non plus, réellement agressée. Si elle n’est pas rattrapée par l’événement et par ses émotions, elle a les clés pour s’offrir, enfin, sa première couronne en Grand Chelem et asseoir son statut de number one.

Mais gare au retour de flamme. Dans un rôle d’outsider, Stephens n’aura évidemment rien à perdre. Elle pourra lâcher ses coups, prendre des risques. Bref, jouer son jeu naturel. L’Américaine monte clairement en puissance au fil des tours. En danger face à l’Italienne Camila Giorgi lors du troisième tour, elle a ensuite déroulé et n’a pas perdu le moindre set lors de ses trois derniers duels face à Kontaveit, Kasatkina et Keys. "Elle maîtrise de mieux en mieux la terre battue. Et sa confiance actuelle lui donne des ailes", résume son coach, Kamu Murray. Voilà près de vingt ans que le tennis féminin américain collectionne les succès grâce aux sœurs Williams. Avec Sloane Stephens - et accessoirement Madison Keys - la relève semble assurée. Pour un bout de temps…

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© D.R.