Tennis

Kirsten Flipkens (WTA 65) va tenter de se qualifier, mercredi à Paris, pour la première fois de sa carrière pour le troisième tour à Roland-Garros. 

La petite Campinoise, 32 ans, qui participe pour la 12e fois aux Internationaux de France, rencontrera sur le court N.1 la jeune Russe Daria Kasatkina (WTA 14), 21 ans, protégée du Brabançon Philippe Dehaes. "Kasatkina est une très bonne joueuse, belle à regarder jouer. Une chouette fille aussi, très respectueuse. Ce sera quoi qu'il en soit un match très agréable à disputer. Elle sait tout faire avec une balle, du coup droit lifté au revers slicé, en passant par les montées au filet. Il sera question de prendre les bonnes décisions sur les bonnes balles, ne pas chercher à frapper le coup gagnant trop rapidement, mais ne pas non plus être trop attentiste, sans quoi je risque de devoir énormément courir.

Fatiguée par une semaine éprouvante au tournoi WTA de Nuremberg, où elle a atteint les demi-finales en simple et la finale en double, Kirsten Flipkens aurait bien aimé se reposer totalement mardi à Paris. Alors que le ciel s'éclaircissait, elle s'est néanmoins tout de même forcée à s'entraîner, afin de mettre tous les atouts de son côté.

"Le problème, c'est que Nuremberg et Roland-Garros, c'est le jour et la nuit", expliqua-t-elle. "À Nuremberg, les terrains étaient lourds et gras. Ici, les courts sont plus durs et très rapides. On dirait une patinoire", sourit-elle. "Les balles volent beaucoup plus. Si j'avais été à Paris depuis quelques jours, j'aurais fait l'impasse, mais là, je ne peux pas me permettre de ne pas m'entraîner. Je n'ai pas assez d'heures dans les jambes sur la surface. Il me manque des repères. Cela dit, j'espère que ces 48 heures me permettront d'arriver fraîche sur le court."