Tennis Le n° 1 hongrois arrivera en confiance à Liège pour le premier tour de la Coupe Davis, et entend bien marquer l’histoire de son pays

Marton Fucsovics n’est pas le joueur le plus connu du grand public, mais les suiveurs du circuit jettent régulièrement un œil sur ses performances. Le potentiel a toujours été là, mais pour le moment le puzzle tardait à se mettre en place.

Depuis deux ans les choses ont changé et le jeune homme de 25 ans a fait son entrée dans le Top 100 (80e) en attendant mieux, lui qui rêve du Top 50 cette année.

Mardi, il a arraché une victoire solide au premier tour aux dépens de Radu Albot (6-2,6-3,4-6,7-5), 87e mondial. Après sa finale au Challenger de Canberra, celui qui a Roger Federer comme idole continue de voir le travail payer.

"C’est la première fois que je passe un tour en Grand Chelem, a expliqué Fucsovics dans un grand sourire. Quand j’ai gagné ce match, j’ai eu l’impression d’avoir gagné le tournoi ! C’est une grande étape dans ma carrière. Depuis deux ans, j’ai un nouveau coach, Attila Savolt, le dernier joueur hongrois à être rentré dans le Top 100. Il a changé mon état d’esprit sur et hors du court, il a changé mon jeu un peu, mon jeu de jambes, ma façon de bouger. Aujourd’hui, je me bats du début à la fin, je ne me concentre que sur le point qui vient."

Et il se concentre aussi beaucoup sur la Coupe Davis, surtout après avoir fait la fierté du pays en remportant ses deux simples et le double en barrages de montée face à la Russie de Rublev et Khachanov la saison passée.

"On a vécu l’une de nos meilleures saisons en 2017, on a battu la Slovaquie et la Russie donc on est en confiance. Je pense qu’on peut surprendre l’équipe belge, et en plus on a entendu que Steve Darcis ne jouerait pas, ce qui est une bonne nouvelle pour nous."

Et il a hâte d’aller défier David Goffin : " C’est une grande opportunité pour le tennis hongrois de figurer dans ce groupe mondial et on espère bien gagner le match. Avec David, on s’était croisés sur le circuit Challengers il y a un moment déjà, peut-être quatre ou cinq ans. Et, maintenant, c’est un des plus grands joueurs du monde donc j’ai hâte de l’affronter, car je veux voir comment je peux me mesurer à ce type de joueurs."

Le solide gaillard connaît ses forces : "Je ne peux pas vous dire ! (rire) Je sers bien, j’ai un bon coup droit, je bouge bien et je me bats jusqu’au bout, surtout en Coupe Davis où je deviens un joueur totalement différent."

Mais il reconnaît que le 7e mondial sera une montagne difficile à dynamiter : "C’est vraiment un joueur très intelligent sur le court, qui touche toujours les bonnes zones et, ça, c’est très impressionnant. Son statut a vraiment changé depuis deux ans, mais c’est un très bon défi, car j’aime jouer face aux plus forts. Je vais voir où j’en suis. J’espère que toute la pression sera sur les épaules des Belges."

C’est la première fois depuis vingt-deux ans que la Hongrie figure dans le groupe mondial, alors Fucsovics veut l’y maintenir, surtout qu’il préfère les courts en dur comme ceux prévus à Liège. Qu’il est loin le joueur qui s’était cassé la main gauche en cognant dans un mur après une défaite en Challenger ! "C’était il y a quatre ans, je n’avais pas pu jouer pendant deux mois. J’étais un autre joueur à l’époque (sourire). J’ai beaucoup changé depuis !"

La Belgique va vite voir à quel point.