Tennis Goffin prend avec philosophie son premier tour contre Murray lundi sur le Centre Court à Wimbledon.

Il a fait un généreux soleil à Wimbledon, samedi. L’été semblait déjà s’être installé. Pour David Goffin (ATP 104), le temps est toutefois maussade dans les tournois du Grand Chelem. Le Liégeois n’a une nouvelle fois pas été gâté par le tirage au sort. Lundi, c’est Andy Murray (ATP 5), le tenant du titre, qu’il défiera au premier tour sur le Centre Court. Un match difficile, mais un moment qu’il entend savourer.

David, qu’est-ce que cela vous inspire d’affronter Andy Murray ?

"Quand je l’ai appris, dans les vestiaires, j’ai été surpris. Mais bon, c’est comme ça. On ne peut rien y faire. Il doit défendre son titre cette année. Ce sera à nouveau un match dur. Et j’ai tout de suite pensé à ce que cela pourrait donner, sur le Central. Cela peut être un bon moment."

Vous commencez à être habitué. Il y a déjà eu Berdych, Djokovic…

"Ce sera une belle expérience. Jouer sur le Central contre Murray, en plus ici à Wimbledon… C’est pour vivre des moments comme ça qu’on joue au tennis."

Le Centre Court, vous l’avez déjà vu de près ?

"Oui, mais je n’ai jamais joué dessus. J’avais joué sur le Court n°1 lors des Jeux Olympiques contre Monaco. Ce sera une première."

A quel genre de match vous attendez-vous ?

"Je pense que des deux côtés, il y aura pas mal d’émotions. Lui entame la défense de son titre. Cela lui fera sans doute quelque chose. Moi, je me retrouve pour la première fois sur le Central. Je vais essayer d’utiliser cela pour faire un bon match."

Le fait de n’avoir rien à perdre peut-il constituer un avantage ?

"Oui. Cela m’a déjà aidé à disputer de bons matches, comme contre Federer ou Djokovic à Roland Garros. Maintenant, cela n’a pas encore suffi pour les battre. J’espère me faire plaisir…"

Quels sont les points forts de Murray ?

"Sur gazon, c’est un des meilleurs joueurs du monde. Il a déjà gagné ici et il a toutes les armes pour briller. Il sait contrer, attaquer, slicer. Il sert bien aussi. Il ne faudra pas lui laisser le temps de développer son jeu et de s’installer dans l’échange. Ce sera à moi de le bousculer."

Vous, justement, comme vous vous sentez sur gazon ?

"Bien. J’ai déjà disputé plus de matches que l’an dernier. On a fait Queen’s et Eastbourne. J’ai donc eu pas mal de temps de jeu sur gazon. Les entraînements se passent bien. Je suis impatient d’être lundi."

Vous allez tenter de vous inspirer de ce qu’a réalisé Steve Darcis l’an dernier ?

"Lui, il a su trouver ses marques, même si son match contre Nadal s’était joué sur le Court n°1. Il a réussi saisir sa chance. J’espère y parvenir également si une se présente."

Que craignez-vous le plus ?

"Que je n’arrive pas à me libérer en raison de la tension liée à l’événement. Un peu comme les Diables en début de match contre l’Algérie. (sourire) J’espère juste ne pas avoir de regrets et réussir à lâcher tout ce que j’ai."

Si cela se termine comme les Diables Rouges, cela ira, non ?

"Oui, si cela pouvait se terminer comme les Diables, ce serait génial. Le problème, c’est que si l’on est tendu en début de match, on prend vite du retard. En football, on peut dégager le ballon dans le public. En tennis, c’est plus compliqué… (sourire)"