Tennis David Goffin a été le grand artisan de la qualification des Belges pour les quarts de finale qui se joueront aux États-Unis.

Grâce à un exploit vendredi de Ruben Bemelmans et aux deux points assurés par David Goffin, la Belgique s’est qualifiée pour les quarts de finale de Coupe Davis pour la 3 e fois en quatre ans.

"Je suis fier d’avoir pu donner deux points à la Belgique. Cela fait super plaisir de jouer à Liège, dans une super atmosphère et une fois encore on est en quarts de finale en Coupe Davis."

Elle affrontera les États-Unis de Jack Sock, John Isner et Sam Querrey du 6 au 8 avril.

"Il semblerait que ce soit à Nashville sur la Côte Est", lançait-il pendant que Johan Van Herck précisait que Nashville était une ville-candidate. "Les Américains, ce sont tous des tours. Ils frappent fort, reprend David Goffin. Ils peuvent mettre une grosse intensité. Isner sert très fort et est solide au fond. J’ai un jeu pour les ennuyer. Avec Sock, Isner, Querrey, Johnson, peut-être les Bryan, l’effectif est gros."

À Liège, le 7e joueur mondial a perpétué une tradition qui dure depuis la finale de Gand 2015. En réalité, ses stats sont encore plus exceptionnelles. Goffin a remporté dix-neuf de ses vingt derniers matchs en simple pour le compte de la Coupe Davis. Seuls Troïcki en 2013, Golubev en 2014 et Murray en 2015 l’ont battu. Depuis qu’il a pris du galon sur le circuit, il est intouchable. Intouchable et fidèle à son pays. Deux qualités très rares à l’ATP. Est-il raisonnable de miser à long terme sur une présence en Coupe Davis du 7e joueur à l’ATP ?

"Je ne peux pas enchaîner six ans de suite une année comme l’an passé. J’ai joué chaque semaine avec une douleur au genou. Je dois toujours chercher le programme le plus juste, mais tout change vite en fonction des résultats et de la confiance. Après mon Open d’Australie, cette semaine de Coupe Davis se mettait très bien. On essaye toujours de viser le meilleur programme." S’il veut jouer ce quart de finale, il devra adapter son programme et accepter de sacrifier une semaine de préparation pour la saison sur terre battue. S’il doit adapter son programme, ce sera plus en février, car on imagine mal le 7e joueur mondial faire l’impasse sur Indian Wells ou Miami.

"Mes prochaines semaines seront une bonne indication. J’analyserai ma confiance et ma fatigue. Ce quart est encore loin et très proche. L’idéal, c’est de tout jouer."

Sa 23e victoire n’a pas été une sinécure. Marton Fucsovics, malgré deux matchs déjà disputés, a vendu chèrement sa peau. Il s’est même offert le 3e set à la suite d’une panne d’énergie du Liégeois qui a remis le moteur en marche pour boucler la rencontre. "Gagner un match en trois sets n’est jamais facile. Il y a toujours un moment où l’on est un peu moins bien, a expliqué David Goffin. J’ai eu un petit coup de mou au début du troisième set. Je suis tombé quelques fois. Il m’a breaké deux fois d’affilée, mais je me suis bien reconcentré au début du quatrième set. J’ai mieux retourné, j’étais plus agressif et même si jusqu’au dernier jeu ce ne fut pas facile, je l’ai bien géré. Ce fut un match assez physique."

Exempt du premier tour lors de l’ATP 250 de Montpellier, il jouera au deuxième tour contre Gilles Simon ou un qualifié avant d’enchaîner avec Rotterdam et Marseille. Ensuite, il s’envolera pour quatre ou cinq semaines pour les États-Unis.