Tennis Battu 6-3,6-4 par Marin Cilic en huitièmes, David Goffin a joué le match de trop.

Arrivé fatigué à Rome, David Goffin a fini avec l’adducteur de la jambe gauche qui siffle. De retour en Belgique dès jeudi soir, il va passer des examens puis, si tout va bien, refaire de l’énergie afin de pouvoir briller dans le grand objectif du moment : Roland-Garros. C’est ce qu’il nous a confié à Rome après sa défaite. Souriant, un peu inquiet aussi mais décidé à prôner l’optimisme.

Était-ce le match de trop ?

"Surtout que je me suis fait mal à l’adducteur… Je forçais, je bougeais très mal, le terrain était vraiment très glissant et j’avais un peu peur sur ce terrain-là, comme au premier tour. Du coup, je force un petit peu sur les appuis et je me fais mal à la fin du premier set. Après deux traitements et un anti-douleur, j’attendais un petit peu que cela fasse effet et j’ai quand même terminé le match mais j’avais vraiment peur d’aller dans les appuis. J’ai eu peur d’aggraver les choses."

N’avez-vous pas pensé à abandonner ?

"Si, si mais comme le docteur m’a donné un anti-douleur, je me suis dit que j’allais encore attendre quelques jeux et puis finalement Cilic a un peu déconné à la fin car il aurait pu faire 5-2 et terminer… Quand on en est là, autant terminer (sourire) . Mais bon, il a terminé à 6-4. Je pensais vraiment à abandonner, surtout à dix jours d’un Grand Chelem; cela ne servait à rien. Et puis sur un mauvais terrain comme cela, cela aurait pu être plus grave."

Êtes-vous inquiet ?

"Je ne pense pas que ce soit grave. J’ai senti tout de suite un petit tiraillement et, du coup, cela m’a un peu refroidi, de peur d’aller dans des glissades. En plus, avec l’anti-douleur, on ne sent plus… Donc je n’étais plus très chaud de bouger à fond."

Craignez-vous d’être dans le rouge en arrivant à Roland-Garros ?

"Je ne pense pas. C’était vraiment un signe d’alerte je pense : mon corps me dit que cela fait beaucoup. Mais le tennis est là et on va essayer de bien se remettre pour Roland. Je vais rentrer voir mon médecin en Belgique et on verra en fonction de ce qu’il dit mais ce qui était prévu était d’aller dès lundi soir à Paris."

La pression sera-t-elle différente à Roland-Garros cette saison ?

"Non, ce sera la même que d’habitude. Il faudra gérer ça, comme j’ai pu le faire ces deux dernières années, et je pense avoir un peu plus d’expérience. Ce n’est pas pour ça que les résultats suivront mais je vais essayer de me donner à fond et on verra jusqu’où je vais aller. J’ai battu de très bons joueurs. J’ai battu Dominic Thiem sur terre battue donc cela prouve que je pouvais le faire. J’ai eu beaucoup de matchs sur la surface, je me sens en forme et c’est ultra-positif avant de commencer un tournoi du grand Chelem. Je me dis que je peux aller loin, c’est sûr, mais après cela dépend du tableau et chaque tour est difficile. Mais oui, si je pouvais franchir une étape en plus, ce serait génial."

Derrière Nadal, grand favori, c’est tout de même très ouvert cette année : un coup à jouer ?

"Oui, à condition d’être bien. Tout le monde peut battre tout le monde, et, en même temps, tout le monde peut perdre contre tout le monde donc il faut se concentrer sur soi. Je vais essayer de jouer mon meilleur tennis et, si j’y arrive, cela peut passer contre beaucoup de joueurs, mais cela peut aussi ne pas passer contre beaucoup d’autres si c’est un petit peu moins bien. La marge n’est pas très grande donc cela peut tourner dans tous les sens. On va essayer de faire en sorte que cela tourne en ma faveur le plus de fois possible."