Tennis Opposé cette nuit à Rafael Nadal, le Russe était déjà assuré d’être 26e.

Que la Russie soit une terre de champion est une évidence. Kafelnikov, Safin, Davydenko et Youzhny ont tous marqué à leur façon le circuit. Ils regardent tous la nouvelle pépite russe qui prend de plus en plus de place sur le circuit : Karen Khachanov. A 22 ans, ce géant de près de 2 mètres figure dans le Top 40. Il a déjà réussi une percée dans le Top 30. Contrairement à ce qu’avait prédit Kafelnikov, il n’a pas été dans le Top 20 en 2015.

Cette année, il a soulevé le trophée à Marseille, mais il a aussi connu quelques grosses déceptions avec des défaites d’entrée à Rotterdam, Indian Wells, Madrid, Rome et Washington.

La nuit passée, il s’attaquait au féroce n°1 mondial Rafael Nadal en demi-finale à Toronto. Il espérait disputer enfin une grande finale. Quel qu’ait été le résultat la nuit passée, il était déjà assuré de son meilleur classement (26e). En cas de victoire, il pouvait viser la 21e place.

Ce gamin dont les parents sont arméniens est un fils de sportif. Son papa Agbar jouait au volley. Sa maman est médecin. A 15 ans, il quitte la froide Moscou pour une académie à Split où il côtoie Vedran Martic, un proche d’Ivanisevic. Ensuite, il poursuit son apprentissage à Barcelone où Galo Blanco jouera un rôle déterminant dans son éclosion.

Il tente sa chance sur le circuit ITF en 2011 à Moscou. En 2013, il rejoint déjà les pros et devient au passage le plus jeune joueur russe en Coupe Davis. Il n’attend que 2015 pour gagner sa première finale en Challenger, à Istanbul. Chengdu occupera toujours une place importante vu qu’il y gagne son premier titre ATP alors qu’il ne figurait même pas encore dans le Top 100. Sousa, Lopez, Troicki et Ramos confirmeront que son classement ne reflétait pas son niveau réel.

Conscient des progrès qu’il devait encore réaliser, il travaille son jeu offensif pour poursuivre sa quête vers le sommet.

En 2017, il affirme avec sa raquette ses hautes ambitions. Le Russe trace sa route en gardant ses deux exemples en tête : Marat Safin et Juan Martin Del Potro.

"Je les regardais jouer tout le temps. Je n’aurais jamais pu jouer en même temps que Marat Safin, mais cela me fait bizarre de jouer à la même époque que Juan Martin Del Potro", dit-il. Lui, il n’a qu’un rêve : "Devenir n°1 et gagner un titre du Grand Chelem."