Tennis La 54e édition de l’Astrid Bowl, qui débute ce samedi, sera à nouveau très relevée

Au cours de sa très longue histoire, l’Astrid Bowl a vu passer bien des champions : Roger Federer, Gustavo Kuerten, Stan Wawrinka, Victoria Azarenka ou encore Kim Clijsters, Justine Henin et David Goffin, sans oublier la lauréate de Roland-Garros 2017, Jelena Ostapenko, victorieuse en 2012. La 54e édition débutera ce samedi sur les courts du centre de Délassement de Marcinelle. Michel Willems en sera une nouvelle fois le juge-arbitre. Entretien.

Quelle est la place de l’Astrid Bowl dans le tennis mondial ?

"Il s’agit d’un tournoi de Grade 1, qui suit donc directement en importance les Grands Chelems et les cinq tournois Grade A. C’est un passage presque obligé pour les joueurs qui veulent gagner des points pour leur classement mondial ITF. Nous avons la chance d’accueillir chaque année une très grande partie des meilleurs juniors mondiaux. Les spectateurs ne s’y trompent pas : ils viennent chaque année très nombreux pour voir évoluer les champions de demain."

Le tournoi est aussi un tremplin pour les jeunes belges.

"Trois joueurs, de par leur classement, entrent directement dans le tableau final : Arnaud Bovy, Louis Herman et Gauthier Onclin. L’AFT a accordé une wild-card à Romain Faucon, Diego Digraci et Alexander Gilisen. Chez les filles, elles sont trois à avoir reçu une invitation pour le tableau final : Tilwith Di Girolami, Beau Deleu et Emeline De Witte. Peut-être d’autres les rejoindront après les qualifications…"

Quels sont selon vous les favoris ?

"C’est toujours difficile à dire. Mais chez les garçons nous accueillerons les 5e et 6e juniors mondiaux, à savoir le Russe Timofey Skatov et le Colombien Nicolas Mejia. Ce dernier a reçu une des deux invitations du comité du tournoi. Il faudra suivre aussi le petit prodige français Sean Cuenin. Chez les filles, la finaliste de l’an dernier, la Suissesse Lulu Sun (17e) sera de nouveau là mais elle devra compter sur la concurrence des Japonaises Naho Sato (9e) et Yuki Nato (18e), demi-finalistes l’an dernier, mais aussi de l’Américaine Alexa Noel (7e), à qui l’on vient d’attribuer une wild-card. Globalement, le Brésil, les États-Unis, le Japon et la Russie viennent avec une très forte délégation."