Tennis L’Espagnol est sur une série de 40 sets consécutifs victorieux sur terre battue !

Il y a des statistiques, comme ça, qui laissent rêveur. En dominant, hier, son compatriote Guillermo Garcia-Lopez (6-1, 6-3) en huitièmes de finale de ce tournoi de Barcelone, Rafael Nadal a porté à quarante le nombre de sets consécutifs remportés sur terre battue. Voilà donc vingt matches que le Majorquin gagne sans concéder la moindre manche sur sa surface favorite. Le légendaire champion roumain Ilie Nastase, qui avait additionné 36 sets victorieux en 1973, doit en rester baba !

Rafa semble, en vérité, lancé pour collectionner les records durant ce printemps. À Monte-Carlo, dimanche, il a remporté son onzième titre. Du jamais vu dans le même tournoi. Il pourrait faire aussi bien dans la capitale catalane où, rappelons-le, il s’est déjà adjugé dix succès. En attendant, bien sûr, un éventuel onzième sacre, aussi, dans son jardin de Roland-Garros !

Plus que jamais , le n° 1 mondial semble dominer son sujet et ses sujets sur cette terre ocre qu’il assortit désormais à son polo. Depuis le début de sa carrière professionnelle, il a remporté plus de 90 % de ses rencontres sur ce revêtement. Et le pourcentage passe à 97 depuis 2017 où il n’a perdu qu’un match face à Dominic Thiem (quart de finale à Rome) !

Après un début de saison marqué par une vilaine blessure à la jambe lors de l’Open d’Australie, Nadal a retrouvé la santé et la confiance. Ses balles fusent, portées par son fameux lift. Il se déplace bien, joue long et haut. On le sent en confiance. On le sent surtout en mode guerrier à l’idée d’écrire de nouvelles pages d’histoire, un peu à l’image de Roger Federer sur les surfaces rapides.

Mercredi, après son premier tour contre Carballes Baena, il s’était dit mécontent de son jeu. Il a retrouvé de meilleures sensations hier contre Garcia-Lopez. Ce vendredi, en quart, il affrontera le surprenant et talentueux Slovaque Martin Klizan, gaucher imprévisible qui s’est payé le scalp de Novak Djokovic au tour précédent. Pas sûr que cette perspective l’ait empêché de dormir...