Tennis Le Serbe a dû se rendre à l’évidence : il n’est pas encore guéri.

C’était parfois difficile de regarder Novak Djokovic se battre dans cet état. Il faut respecter la façon dont il s’est acharné au combat : deux breaks refaits dans le premier set, encore un dans le second, des échanges au couteau, des glissades dans tous les sens. Il a tout tenté avec beaucoup d’humilité. Un seul appel au kiné en fin de premier set a pourtant confirmé ce qu’on avait remarqué : le coude droit avait de nouveau lâché. Des deuxièmes balles à 139 km/h, un coup droit qui n’avance pas comme il devrait et des rictus de douleur de plus en plus violents.

"Je ne veux rien retirer de la victoire de Chung : il a sorti un grand match et a le niveau pour être Top 10", a d’abord tenu à préciser le Djoker.

Avant de confirmer ce que tout le monde avait vu : "Mon coude n’est pas au top malheureusement… ça a commencé à me faire très mal dans le premier set et ça ne m’a plus lâché. Je me suis battu jusqu’au bout, je ne voulais pas lui offrir le match comme ça. Maintenant, il va falloir tout réévaluer avec mon équipe, car manifestement, malgré des mois de repos, ce n’est pas guéri. C’est frustrant mais je dois l’accepter."

Il a tenu trois tours avant de craquer. Même ainsi, il n’était pas loin. C’est le double aspect positif de son tournoi : son jeu est là et surtout, sa tête est revenue. L’envie d’en découdre et le cœur mis à l’ouvrage ont éclaboussé son match. Le repos n’a pas suffi, alors il se pourrait que l’opération redevienne d’actualité.