Tennis

La joueuse britannique a remporté Wimbledon en juniors et est promise à une "meilleure carrière que Justine Henin"

LONDRES Avec son joli sourire plein de candeur et de joie de vivre, Laura Robson a fait un bon de géant dans le milieu du tennis durant la quinzaine des Internationaux de Grande-Bretagne. Laura qui ? Laura Robson.

La jeune Britannique a remporté en juniors le tournoi de Wimbledon en disposant en finale de la tombeuse de Tammy Hendler, la Thaïlandaise Noppawan Lertchee- wakarn 6-3, 3-6, 6-1. Il n'en fallait pas plus pour déclencher une folie médiatique autour de sa personne. Cela faisait 24 ans et Annabel Croft que la presse anglaise attendait un succès british en simple au All England Club . Cet engouement trouve sa source dans la période de disette du tennis d'outre-Manche, mais aussi dans le potentiel inouï de cette jeune prodige. Sans oublier son très jeune âge.

Née à Melbourne il y a quatorze ans, elle est arrivée à Londres à l'âge d'entrer à l'école primaire. Sa passion ? le tennis. Son jardin ? Wimbledon à six minutes à pied de sa maison. Fille d'une basketteuse professionnelle, soeur d'un nageur de haut niveau, cousine d'un kayakiste et d'un hockeyeur qui font partie des équipes d'Australie de la spécialité, Laura Robson a toujours été bercée par les exploits sportifs de ses proches. La pression, elle connaît.

"À 5 ans, on avait compris"

"Elle est déjà plus forte sur gazon que Kim Clijsters ou Justine Henin au même âge" , promet Carl Maes qui gère le tennis féminin à la Fédération anglaise. Il sait de quoi il parle vu qu'il fut celui-là même qui entraînait Kim Clijsters à ses 14 ans.

Encore inconnue du grand public avant l'épreuve londonienne, Laura Robson a surpris tout son entourage qui croyait certes en ses aptitudes, mais ne voyait pas une éclosion si rapide. Cette gauchère réalise de telles prouesses grâce à sa vista. Elle se déplace très bien sur un court et surtout elle a le sens du jeu. Elle lit très intelligemment la tactique de son adversaire.

De l'avis unanime de ses formateurs, la nouvelle égérie du tennis anglais présente un talent inné qui devrait la mener sur les pas de Martina Hingis.

"Dès qu'elle a eu cinq ans, on avait déjà compris qu'elle avait des dispositions très particulières pour le tennis" , se plaît à souligner sa maman.

D'ailleurs, il y a trois ans, Laura Robson avait reçu un coup de fil inattendu de la Suissesse qui avait eu vent du talent de la jeune fille et qui l'avait invitée à une séance d'entraînement dans son pays. Seul l'avenir nous dira si elle est à la hauteur de la comparaison.



© La Dernière Heure 2008