Tennis L’AFT part à la chasse aux balles usagées via son opération Tennis solidaire.

Chaque club s’est certainement déjà retrouvé confronté à la problématique des balles usagées. Qu’en faire ? Si dans certains clubs, on les distribue aux refuges pour animaux ou on les fournit à des institutions scolaires pour arrondir les pieds de chaises, d’autres les jettent évidemment à la poubelle.

C’est une situation que l’AFT veut éviter dorénavant avec son opération Tennis solidaire qu’elle a officiellement lancée début de l’été.

"Le tennis est le 4e sport le plus polluant au monde et une balle met plus de 2.000 ans pour disparaître naturellement", indique Samuel Deflandre, le responsable du projet.

Le principe , qui existe déjà en France, est simple : un conteneur, à l’image des cartons de récupération de piles usagées, est fourni aux clubs et tout est récupérable ou presque : balles, boîtes (aluminium ou plastique), capuchon ou la capsule de l’emballage. C’est ensuite l’aile francophone, qui veut renforcer la sensibilité écologique dans le milieu, qui se chargera de les récolter.

"La démarche n’est pas seulement d’ordre écologique mais est également sociale et sociétale."

Parce que l’AFT ne va pas seulement s’occuper de récupérer les conteneurs, elle va également lancer le processus de recyclage en amenant la marchandise au bon endroit. Et à ce niveau, l’aspect économique pourrait entrer en vigueur "puisque la valorisation finale pourrait permettre la réalisation de sols sportifs ou encore le soutien à des associations caritatives."

Plus d’un mois après le lancement de l’opération, l’Association francophone de tennis se montre déjà satisfaite.

"Nous avons sondé les clubs et les retours sont plutôt positifs", souligne Samuel Deflandre. "Chez certains d’entre eux, deux-trois conteneurs sont déjà bien remplis. La prochaine phase sera la récupération en septembre et d’équiper tout le monde puisque jusqu’à présent, seulement 2/3 tiers des clubs francophones en ont reçus." D’ici 2018, l’AFT espère en tout cas récolter 100.000 balles.

Nathalie Dumont