Tennis

Madison Brengle, 83e joueuse mondiale, qui a engagé lundi des poursuites judiciaires devant une cour de Floride, réclame 10 millions de dollars (8 millions d'euros) de réparations à la fédération internationale de tennis (ITF) et la WTA. 

Elle aurait en effet subi des préjudices lors de conrôles antidopage. Son avocat Peter Ginsberg a précisé que la joueuse américaine ne conteste pas l'existence du programme antidopage, ni l'obligation pour les joueuses de s'y soumettre, mais considère que la procédure médicale est "inadéquate", la concernant.

En clair Brengle veut des réparations pour les "conséquences physiques et émotives" découlant des tests antidopage qui impliquent l'insertion d'une aiguille dans une veine.

"Elle peut donner du sang mais ne peut supporter d'avoir une aiguille dans une veine", explique M. Ginsberg.

La plainte déposée devant le tribunal assure que l'ITF et la WTA savaient que cette insertion entraîne chez Brengle, "des blessures physiques temporaires et permanentes, un traumatisme émotif, et de la douleur. Mais que "les autorités de l'ITF et de la WTA ont néanmoins refusé d'adapter leur procédure de contrôle à l'état physique de la joueuse".

Et enfin, que Brengle a "perdu de la force dans son bras et doit composer avec des blessures post-traumatiques qui ont provoqué des dommages physiques et psychologiques."

Les tests effectués à Wimbledon en 2009, ainsi que ceux réalisés aux Internationaux d'Australie, à Wimbledon et aux Internationaux des États-Unis en 2016, seraient en cause dans cette affaire.

Brengle a aussi indiqué que sa réaction aux tests antidopage l'a contrainte à rater de nombreux tournois.

L'Américaine, qui a fêté son 28e anniversaire le 3 avril, est professionnelle depuis 2007, mais n'a encore remporté aucun tournoi. Elle figurait dans le top 35 du classement WTA il y a trois ans, et ses gains s'élèvent actuellement à 2.187.334 dollars.