Tennis L’Écossais va a priori tenter de jouer son premier Majeur des douze derniers mois, bien conscient que le plus dur reste à faire

Ira ? Ira pas ? Cela semble être la première option pour Andy Murray à Wimbledon mais l’ex n°1 mondial a décidément bien du mal à se lancer à fond dans son premier tournoi du Grand Chelem depuis ce même Wimbledon l’année passée.

"Oui je vais jouer, sauf si dans les deux jours qui viennent je me réveille en me sentant mal. Dans ma situation, je vis vraiment au jour le jour. Mais je peux m’entraîner avec une grande intensité et à un très haut niveau face aux meilleurs joueurs du monde donc il y a du progrès. Pour l’instant tout va bien."

Battu d’entrée au Queen’s pour sa reprise au terme d’un gros match face à Nick Kyrgios (2-6, 7-, 7-5) et au deuxième tour à Eastbourne par Kyle Edmund (6-4, 6-4), l’Ecossais semble encore douter de la réponse de sa hanche sur la durée d’un match en trois, quatre ou cinq sets en Grand Chelem. Il doute aussi de sa caisse après un an sans compétition.

Mais il y a une chose dont "Muzz" ne doute pas, c’est de son envie de continuer sa carrière. Le double champion de Wimbledon a forcément conscience qu’il se bat là face à une blessure dont quasiment aucun champion n’est jamais revenu. Mais il ne veut pas lâcher, car il aime trop le jeu : il y croit, il peut revenir au sommet.

"Si je devais arrêter demain, je serais vraiment écœuré car j’adore toujours jouer, j’adore ce sport. J’aime voyager, j’aime tout, il n’y a rien qui me donne envie d’abandonner. Maintenant je ne vais pas continuer encore trois ou quatre ans si c’est pour souffrir et ne plus prendre de plaisir. J’espère que je vais pouvoir être en bonne santé et bien jouer pour pouvoir continuer."

Il tente aussi de ne pas trop avoir d’attentes pour le tournoi qui s’annonce, mais ça a l’air logiquement très difficile pour un champion de son calibre. "C’est un peu étrange cette année car généralement j’arrive ici avec beaucoup de nervosité et de pression car j’attends beaucoup de moi à cette période de la saison. Là c’est totalement différent. Je ne peux pas me projeter sur une éventuelle deuxième semaine car je ne sais même pas comment je me sentirais si je passe quatre heures sur le court au premier tour face à Benoît Paire qui est un joueur très difficile à manœuvrer sur cette surface. Je m’attends à mieux jouer qu’au Queen’s et à Eastbourne mais pour le reste je ne sais pas du tout."

Voilà finalement ce que Murray espère trouver à Wimbledon cette année : des réponses et la confirmation que sa si belle carrière n’est plus en danger de s’achever trop vite.