Tennis Tous les voyants sont au vert pour Rafael Nadal à l’aube de sa quinzaine préférée.

Il faudra encore patienter un peu pour voir Rafael Nadal dans ses œuvres. Le n°1 mondial jouera soit lundi soit mardi son premier tour contre Simone Bolelli. Il lancera sa quinzaine favorite en espérant cueillir à la fin du parcours un 11e titre ce qui constituerait un record absolu dans l’histoire Open tant chez les messieurs que chez les dames.

Rafael Nadal, vous êtes chez vous à RG. Vous affichez une réussite exceptionnelle avec 97,5 % de matches gagnés. Comment expliquez-vous une telle réussite à la Porte d’Auteuil ?

"C’est tout simplement sur la terre battue que j’ai connu mes succès. Roland-Garros est le plus grand rendez-vous sur la surface ocre. Les matches se jouent en 3 sets gagnants. Il ne faut pas chercher plus loin."

Considérez-vous qu’une victoire sans Roger Federer perd en beauté ?

"Non ! C’est exactement pareil. Je ne peux pas dire que l’absence de Federer a un impact. A contrario, quand je suis blessé, les succès de Federer ou de Djokovic ne perdent pas en beauté. L’absence d’un joueur est une mauvaise nouvelle, mais un titre reste un titre."

Quelles sont vos sensations avant de débuter cette quinzaine ?

"Je me sens bien. J’ai connu un début de saison très dur avec deux blessures au même endroit. Depuis que je suis revenu, j’ai très bien joué. J’ai pu disputer beaucoup de matches. Chaque tournoi est différent. Je l’aborde avec la même envie de bien faire."

Après votre défaite à Madrid, était-il important de remporter Rome dans la foulée ?

"Oui. Tout le monde le sait Madrid est un tournoi vraiment très différent des autres. La balle vole tellement que c’est difficile. Cette altitude est un facteur très important. Je n’avais pas très bien joué. Donc, il était précieux de prester à un bon niveau à Rome. C’est ce que j’ai fait. J’ai connu des matches plus accrochés avec un 3e set. J’ai dû remonter un set de retard contre Fognini. En demi-finale, j’ai dû me battre contre Novak Djokovic. En finale, Zverev m’a aussi bousculé. Gagner ces matches délicats renforce ma confiance."

Vous parlez de Djokovic. Que pensez-vous de son niveau ?

"Novak est l’un des meilleurs joueurs de notre histoire. Je ne parle pas d’un retour car il a toujours été là. Parfois, revenir de blessure est plus compliqué car vous avez envie de bien jouer tout de suite. A Rome, Novak a très bien joué. Il ne fait aucun doute qu’il est l’un des candidats à la victoire ici."

Vous êtes l’expert de la terre battue. Comment voyez-vous l’évolution sur jeu en 10 ans ?

"Les choses ne changent pas si vite. Bien sûr, il y a un changement au cours de cette période. La façon dont les gens jouent est un peu différente. Certains qui étaient dans le Top 10 il y a 10 ans sont toujours là. Ils sont donc toujours compétitifs. J’en déduis que soit ces joueurs ont eu la capacité de s’adapter, soit la situation n’a pas beaucoup changé."

Au cours des dernières années, plusieurs nouveaux joueurs affichent de hautes ambitions…

"Nous verrons. Je ne peux pas prédire ce qui se passera. Il y a une génération de joueurs avec beaucoup de talent."