Tennis

Durant un mois, l’Australie accueille les meilleurs joueurs du circuit. Le sport est un véritable art de vivre aux antipodes. De Roy Emerson ou Rod Laver à Lleyton Hewitt en passant par Mark Philippoussis ou Patrick Rafter, les Aussies ont toujours allié qualités tennistiques et attitude de gentleman.

Ensuite, la génération Nick Kyrgios et Bernard Tomic a débarqué, prenant un malin plaisir à bouleverser les codes établis. Avec Kyrgios, la tempête n’est jamais loin. Tantôt il est magnifique à regarder jouer, tantôt il est détestable. Toutes ses sorties noircissent les colonnes des journaux. Une coupe de cheveux, une tenue excentrique, un match balancé, une insulte envers son adversaire ou un supporter, tout est sujet à polémique avec un bad boy qui a définitivement sorti le tennis de son univers feutré.

Son compte en banque se remplit à grande vitesse entre les prize money et les contrats publicitaires. Il se vide aussi, moins vide, en raison des innombrables amendes qu’ils écopent à cause de son attitude sur les terrains.

En octobre dernier, il avait carrément été suspendu, à nouveau, du circuit pour avoir balancé un match. Souvenez-vous de son comportement antisportif lors du duel perdu au deuxième tour du Masters 1.000 de Shanghai face à Mischa Zverev 6-3, 6-1. Il avait même insulté un spectateur qui se plaignait de la faible motivation de la star.

Suspendu huit semaines, il a finalement accepté un petit arrangement entre amis avec les pontes de l’ATP. Après avoir vu un psy et s’être excusé de ses frasques, il l’a juré et promis: en 2017, il sera sage.

Le dictionnaire définit le mot sage comme quelqu’un "qui fait preuve de sûreté dans ses jugements et sa conduite".

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