Tennis Le chef de file australien est l’un des meilleurs jeunes du circuit, si pas le meilleur, mais il est également capable de se saboter tout seul.

Il est vraiment capable de tout

Nick Kyrgios a un toucher de balle rare. Il a ce grain de folie qui lui donne une dimension supplémentaire. Ce trait de jeu lui a offert quelques grandes victoires. Ainsi, il présente un bilan de 5 victoires contre 8 défaites face au Big Four. Face à Federer, il en est à 1-1. Face à Nadal, il a signé un 2-2. Contre Novak Djokovic, il est carrément invaincu en deux duels. Seul Andy Murray ne lui convient pas (0 sur 5). Sa saison défie la raison.

Il est capable de perdre contre Seppi (Open d’Australie au 2e tour), Kicker (Lyon au 2e tour), Anderson (Roland-Garros au 2e tour), Young (Queen’s au 1er tour), Herbert (Wimbeldon au 1er tour), Sandgren (Washington au 2e tour) et Millman (US Open 1er tour). Entre ces sombres pages, il a sorti quelques performances de premier ordre avec une finale au Masters 1000 de Cincinnati (en battant Nadal en quart), une défaite en 3 tie-break contre Federer en demi-finale à Miami, des succès contre Djokovic en huitièmes et contre Zverev en seizièmes à Indian Wells ou encore une victoire contre Djokovic en quarts à Acapulco. Son baromètre de motivation oscille entre les extrêmes.

"Je ne parlerai pas des blessures" (...)