Tennis L’Espagnol a étrillé Fabio Fognini pour valider son billet pour les quarts de finale.

Rafael Nadal a volé jeudi vers sa quatorzième victoire consécutive aux dépens d’un joueur qui pourtant lui a souvent causé quelques misères. Mais Fabio Fognini n’a pas fait le poids, cette fois, face à la tornade espagnole qui a déboulé sur le court central de Shanghai.

Titré à l’US Open, titré à Pékin, Rafa a trouvé ses marques sur dur comme si c’était de la terre battue.

"J’ai vraiment très bien joué aujourd’hui. J’ai su me montrer très agressif, je n’ai pas commis trop de fautes et je suis souvent monté au filet, donc tout va vraiment très bien pour moi en ce moment. Même mon revers slicé est au top."

La rapidité du court ne le perturbe pas du tout et ça c’est un grand signe de confiance. Il a d’ailleurs pris la plupart des initiatives et imposé la cadence à un Italien bien terne qui n’a lâché ses fameux missiles que trop rarement pour commencer à faire douter son rival.

Il va donc falloir un immense match à Grigor Dimitrov vendredi si le Bulgare veut prendre sa revanche de la semaine dernière à Pékin. Il aura pour lui un niveau de jeu bien meilleur ici allié à une combativité toujours exemplaire après les trois balles de match sauvées face à Ryan Harrison et un deuxième set très difficile jeudi face à Sam Querrey (6-3,7-6).

Mais le Nadal qu’on a vu jeudi a affiché toutes les certitudes d’un n°1 mondial pour une fois débarrassé de tout pépin physique. C’est d’ailleurs la seule raison qu’il avance quand on lui demande pourquoi il réussit si bien depuis New York alors que cette partie de la saison n’a pas toujours été facile pour lui ces dernières années.

"Cette fois, je ne suis pas blessé, c’est tout. En 2014 et 2016, j’étais blessé à chaque fois pendant la seconde partie de la saison, et en 2015, je ne jouais pas bien du tout. Là, en ce moment, tout va bien alors j’en profite car vous savez on ne sait pas jusqu’à quand ça va durer. Mais pour le moment, je me sens compétitif pour tout."

Détendu, en bonne santé et bien dans son jeu, l’homme de Manacor va être très dur à déboulonner en cette fin d’année.