Tennis La réforme de la Coupe Davis continue de faire parler même à l’US Open. Andy Murray et Roger Federer s’en mêlent.

Le Big 4 n’a jamais caché qu’il voulait voir du changement dans le format de l’épreuve, mais alors que Rafael Nadal et Novak Djokovic se sont affichés comme des soutiens du projet de Gerard Piqué, Roger Federer et Andy Murray ne s’en sont pas publiquement mêlés.

L’Écossais a pourtant décidé de se mouiller un peu plus en annonçant vendredi quel aurait été son vote à l’assemblée générale.

"Je me serais abstenu car aucune des solutions n’est la bonne. Tous les joueurs adorent jouer la Coupe Davis, ça ne se conteste même pas : j’ai parlé à nombre d’entre eux, j’ai fait partie de longues discussions au conseil des joueurs alors je le sais. Mais d’évidence quelque chose ne fonctionnait plus car les meilleurs ne jouaient plus l’épreuve. En revanche je pense qu’on aurait pu faire des changements moins drastiques, avec pourquoi pas une épreuve tous les deux ans qui garderait le même format. Mais là entre la nouvelle formule de la Coupe Davis et la nouvelle Coupe du Monde de l’ATP, ça va créer de la confusion pour les fans. Mais bon, donnons une chance à cette nouvelle Coupe Davis, si ça se trouve ce sera fantastique."

Federer, en fin businessman, savait bien que jamais l’ITF n’allait trancher dans le vif : "On en saura plus sur les détails dans les mois qui viennent. Moi je suis resté discret car je ne savais pas comment arranger ce format. Mais j’ai toujours su que ce ne serait jamais organisé tous les deux ans parce jamais l’ITF n’allait abandonner ce produit annuel, ce n’est pas ce que commande le business. Ils devaient faire quelque chose de radicalement différent. Je comprends que certains joueurs ne sont pas contents, moi je suis entre les deux : je ne sais pas trop quoi en penser mais c’est fait donc on verra bien."

Les meilleurs mondiaux, d’où la grogne est partie, devraient être plus que jamais sous le microscope dans les tractations à venir.