Tennis À 30 ans, le Limbourgeois estime qu’il a encore une belle marge de progression.

La belle aventure de Ruben Bemelmans au tournoi de Montpellier s’est terminée, hier, face au Bosniaque Damir Dzumhur. Au deuxième tour, le gaucher limbourgeois s’est incliné en deux manches (7-5, 6-4) au terme d’un duel de près d’une heure et demi. "Mon service n’a pas été à la hauteur. Face à un adversaire de ce niveau, ça ne pardonne pas", résumait le n°2 belge.

Damir Dzumhur n’est pas très connu du grand public. Agé de 25 ans, le natif de Sarajevo occupe pourtant la 30e place de la hiérarchie mondiale grâce, notamment, à des victoires, l’an passé, aux tournois de Saint-Pétersbourg et de Moscou. À son tableau de chasse, il a déjà accroché les scalps de joueurs comme Rafael Nadal et Alexander Zverev. "Il est très solide dans tous les secteurs du jeu. Il ne rate rien. Pour le battre, il faut vraiment faire un maximum de points gagnants…"

Depuis le début de l’année, Ruben Bemelmans signe de bons résultats. Sorti des qualifications à l’Open d’Australie, il a battu Lucas Pouille. En Coupe Davis, il a dominé le Hongrois Marton Fucsovics. C’est de bon augure pour la suite de la saison. "Je veux réintégrer au plus vite le Top 100 mondial afin d’entrer directement dans les tournois du Grand Chelem. C’est mon objectif prioritaire", confie-t-il.

Le défi ne semble pas impossible à relever. Actuellement, Ruben pointe à la 121e place (il a été n°84 en 2015). "J’ai déjà 30 ans et je suis sur le circuit professionnel depuis plus de dix ans. Mais j’ai l’impression d’avoir encore un réel potentiel de progression. Voilà un peu plus d’un an que je travaille avec le coach hollandais Fred Hemmes. Il m’apporte beaucoup sur tous les plans, notamment au niveau de la confiance dans mes moyens. Et puis, avec l’âge, j’ai acquis de l’expérience. Cela me permet parfois de gagner des matchs sans être à mon meilleur niveau. C’est important. Sincèrement, je traverse une des meilleures périodes de ma carrière."

Souvent considéré comme un spécialiste du double en raison de ses prestations en Coupe Davis, Bemelmans aime à rappeler qu’il est, d’abord, un joueur de simple. "J’adore évidemment jouer en double. Je le fais dès que c’est possible sur les différents tournois. Mais si je veux grimper au classement, je dois privilégier ma carrière individuelle."

Dès ce samedi, il participera aux qualifications du tournoi de Rotterdam afin d’atteindre le tableau final.