Tennis

Pour Ruben Bemelmans (ATP 104), c'est l'Amérique à Wimbledon ! Après sa victoire épique 8-6 au cinquième set, lundi soir contre Steve Johnson, le Limbourgeois, 30 ans, affronte John Isner (ATP 10), ce mercredi au deuxième tour. Il s'agira de la deuxième confrontation entre les deux hommes, le géant de Greensboro - 2,08 m - 33 ans, ayant remporté la première, 4-6, 6-3, 6-4 en 1/8e de finale du tournoi d'Atlanta en 2012.

"Ce ne sera pas facile", a-t-il confié. "Je ne me souviens plus trop de ce match, car cela remonte déjà à pas mal de temps, mais je sais qu'il sert extrêmement bien. Son service est en outre difficile à lire, car il lance sa balle pratiquement toujours au même endroit, avant d'opter pour le T ou l'extérieur."

De la capacité à retourner les premières balles de service de John Isner dépendra l'issue de la rencontre et donc les chances de Ruben Bemelmans de créer l'exploit. "Du fond du terrain, il n'est pas mauvais non plus, mais il n'y a pas de quoi faire 'Waouw !' Si je suis dans l'échange, je sais qu'il ne va pas me mettre à trois mètres de la balle et que j'aurai mes chances. J'ai encore pu le constater lorsque Joris De Loore l'avait affronté en Coupe Davis à Nashville."

Mais justement, comment faut-il s'y prendre pour ramener des boulets de canon à plus de 200 km/h d'un géant de 2,08 m avec un temps de réaction de moins d'une seconde ?

"Ce n'est pas évident", sourit-il. "Il faudra beaucoup changer de position et parfois y aller au bluff, en choisissant un côté, comme un gardien lors d'un penalty au football. Et ne pas se frustrer. Le plus important, cela dit, sera de gagner mes jeux de services. Ainsi, je pourrai peut-être le faire douter. Car des occasions, je pense qu'il y en aura. Et bien sûr, il faudra les saisir quand elles se présenteront. Mais bon, il est Top 10. Je n'aurai donc rien à perdre."