Tennis

De nombreuses questions subsistent sur l’état de forme de Serena Williams. Les réponses tomberont mardi alors que l’ancienne numéro un mondiale, retombée à la 444e place, remontera sur le terrain pour la première fois depuis Miami. Elle renoue avec un Major pour la première fois depuis l’Australian Open 2017 qu’elle avait remporté.

Non protégée au moment du tirage, SW a été épargnée en héritant de la Tchèque Kristyna Pliskova (WTA 70).

Que faut-il attendre de Serena ? À 36 ans, elle s’attaque au Grand Chelem qui correspond le moins à son jeu. Elle n’a aucun repère si ce n’est ses 4 matches de 2018. Le mystère est entier. Elle joue pleinement sur cet effet de surprise. Elle s’est entraînée à l’abri des regards sur le court Philippe Chatrier en début de semaine et sur le court 4, très tôt dimanche. Son entourage a reçu une consigne simple : silence radio dans toutes les langues.

Il ne fait aucun doute qu’elle manque de rythme. Son jeu n’est pas rôdé. Les fautes directes risquent de pleuvoir si la Tchèque parvient à faire durer les points.

Kim avait gagné un Grand Chelem 18 mois après être devenue maman.

Maman et joueuse de tennis, ce n’est pas incompatible pour remporter un Grand Chelem. Personne n’a oublié l’incroyable quinzaine américaine de Kim Clijsters en 2009. À l’époque, Kim n’avait pas reçu le statut de tête de série. Elle avait soulevé le trophée 18 mois après avoir accouché. Kim avait aussi connu un premier tour facile en battant Kutuzova. Elle avait enchaîné en battant Bartoli (14), Flipkens, Venus (n°3), Na Li (18), Serena (2) et Wozniacki (9). Ici, Serena, qui n’a encore rien gagné à Paris, est devenue maman il y a 9 mois.