Tennis David Goffin est le Sportif de l’année après une saison folle qu’il espère confirmer dès janvier.

Comme s’il l’avait senti, David Goffin s’est presque levé au moment où son nom a été cité… au même titre que les deux autres nommés.

Quelques secondes plus tard, Evi Van Acker, médaillée en voile aux JO de Londres, lance son nom avec le sourire d’une athlète qui saisit que le Liégeois mérite ce trophée.

Un sourire que Goffin affichait également sur scène et lors de ses obligations médiatiques. Pour un retour de vacances, David Goffin ne pouvait rêver mieux qu’une éclatante victoire et un dernier trophée de l’année. Histoire de bien lancer 2018.

"Je rêvais des deux trophées (individuel et en équipe) et je les ai. On pouvait difficilement rêver mieux. Je dois avouer que ça me console un petit peu car j’ai eu du mal à digérer la défaite après la finale de Coupe Davis. On est passé tout près."

Sa saison, David Goffin la résume par un mot : "émotions". Au pluriel car elles ont été aussi nombreuses qu’opposées.

"J’ai bien débuté l’année avec, on l’oublie mais ça a été important pour moi, une victoire sur Novak Djokovic à Monte-Carlo."

Lancé à pleine vitesse, sa cheville lâche à Roland-Garros. "Ce pied bloqué dans cette bâche a influencé tout le reste de ma saison. Certains diront que ça a été un tournant mais cette blessure et mes soucis au genou n’ont pas été positifs."

Il l’avoue même : il n’aurait jamais cru conclure la saison de la sorte lorsqu’il voit sa cheville pliée à 90° sur la terre battue parisienne. "Je voulais juste retrouver mes sensations en fin d’année. Elles sont revenues doucement et la saison s’est accélérée."

Pour finir par de grandes finales et des victoires qu’il n’oubliera pas de sitôt. "Toutes les victoires ont été belles. Celle face à Roger Federer a peut-être un petit goût supplémentaire. C’est mon idole. J’étais déjà fier d’avoir pu l’affronter. Là, je l’ai battu. C’était très spécial."

À l’aube de la nouvelle saison, il refuse de se projeter en terme de classement. Cliché mais juste, il voit au jour le jour avec un seul objectif : toujours aller de l’avant.

"Cette année n’était pas un one-shot. Je sens que je progresse de saison en saison. Je monte au classement, je joue mieux. Je pense pouvoir passer un nouveau cap, repousser encore un peu mes limites. J’ai encore du potentiel."