Tennis L’Américaine, favorisée par les organisateurs, se retrouve favorite d’un tableau déserté.

Avant même que l’hécatombe ne commence dans le tableau féminin, Serena Williams avait hérité de la meilleure partie grâce au tirage au sort réservé à sa tête de série n°25. Une tête de série généreusement octroyée par Wimbledon après la victoire de celles et ceux convaincus que le contraire aurait signifié la pénaliser après sa maternité.

D’autres, y compris parmi ses rivales, n’ont pas du tout apprécié cette marque de favoritisme prouvant une nouvelle fois qu’il y a un règlement pour Serena et un pour les autres. L’Américaine bénéficiant déjà d’un classement protégé, inventer une tête de série protégée juste pour elle pousse un peu le bouchon, notamment pour celles qui n’ont pas reçu le début d’un coup de pouce après des retours de graves blessures.

Et cela pourrait avoir désormais d’énormes conséquences puisque voilà Serena Williams sur un boulevard vers le titre. Et franchement, vu le niveau affiché ici, même si elle n’est pas encore revenue à son tout meilleur, elle n’avait pas besoin qu’on lui donne tant d’avance.

Dans les coulisses de Wimbledon, on imagine bien aussi qu’après le carnage subi par les favorites du tournoi, assurer la présence de Serena Williams est soudain devenu un enjeu encore plus grand.

Voilà donc l’ex n°1 mondiale, titrée à sept reprises à Wimbledon, qui va jouer sa place en quarts face à la Russe Evgeniya Rodina, 120e joueuse mondiale de 29 ans. Cette dernière, qui révèle n’avoir jamais osé dire un mot à Williams, a un point commun avec la star : elle aussi est une des mamans du circuit.

Mais même de ça elle n’ose pas aller discuter avec l’Américaine qui est pourtant son idole. Autant vous dire que sauf (nouvel) énorme accident à Wimbledon, Williams retrouvera pour la première fois depuis l’Open d’Australie 2017 les quarts de finale d’un Majeur.

" Je n’ai rien à perdre. Ce n’est pas comme si je devais absolument gagner Wimbledon puisque je l’ai déjà gagné sept fois. Je n’ai plus rien à prouver, tout n’est que bonus", a déclaré Williams qui joue toujours avec des collants de compression après ses problèmes de circulation sanguine survenus de nouveau après son accouchement.

Face à l’échec cuisant des meilleures à l’exception pour le moment de Karolina Pliskova et Angelique Kerber, la belle histoire de Serena Williams est l’arbre chargé de cacher la forêt pour cette quinzaine. L’Américaine ne va certainement pas s’en plaindre !