Tennis Désormais pointée aux alentours de la 360e place mondiale, elle retourne s’entraîner dans son club, avec Zimmermann

La saison de Marie Benoit s’est terminée tard puisqu’elle a encore disputé un tournoi à Hammamet la semaine dernière, se hissant en demi-finale avant de prendre une semaine de vacances au Cap Vert.

"J’ai joué un peu plus longtemps parce que j’avais dû m’arrêter pendant plusieurs semaines cet été en raison d’une fracture de fatigue. J’ai commencé à avoir mal au pied fin mai, je venais de battre une fille classée 165e mondiale mais je n’ai pas pu continuer sur ma lancée."

L’Eupenoise avait eu un début d’année difficile mais après cette fracture, elle est très bien revenue dans le parcours. Elle est certes encore éloignée de la 288e place obtenue il y a deux ans (elle devrait terminer autour de la 360e place) mais elle est beaucoup plus sûre d’elle qu’à l’époque.

"Parce qu’à ce moment-là, mon classement n’était dû qu’à quelques coups d’éclat", dit-elle. "Désormais, je suis beaucoup plus régulière et je sens que je peux encore battre des filles qui disputent des qualifications de grand chelem. C’est vrai que je n’ai plus gagné de tournoi en simple depuis deux ans et c’est parfois un peu frustrant, comme quand je perds 7-5 dans la manche décisive en Finlande, mais j’ai prouvé que j’avais encore de la marge et je me réjouis d’être la saison prochaine pour repartir de l’avant, d’autant que j’ai gagné en maturité et en sérénité."

Une nouvelle saison qu’elle abordera chez elle, à Eupen, avec Olivier Zimmermann, qu’elle a côtoyé à la fédération au moment où celui-ci s’occupait de Tamaryn Hendler.

"L’AFT a changé son fusil d’épaule", explique Marie. "Désormais, les plus de 20 ans auront encore le droit d’utiliser les infrastructures mais ils n’auront plus d’entraîneur. Me rapprocher de la maison va me faire du bien, je vais retrouver des amis, des gens du club. A l’internat, à Mons, je n’avais pas une vie sociale très développée."

Patrice Sintzen