Tennis

L'Australien est attendu comme le messie par tout un peuple


MELBOURNE L'Australie peut se targuer d'être, chaque année, la capitale mondiale du tennis à l'occasion de la première levée du Grand Chelem. Mais si l'infrastructure de Melbourne Park fait l'honneur de tout un pays, les Australiens désespèrent d'applaudir un jour le successeur de Mark Edmondson qui remporta ce Major en 1976.

Alors que des pays comme l'Argentine, la Russie ou l'Espagne comptent des dizaines de joueurs et joueuses dans le Top 100 , l'Australie devra attendre encore quelques années avant que cette relève, si elle existe, n'arrive dans la cour des grands. Elle mise beaucoup sur un jeune espoir nommé Bernard Tomic. À l'époque, Bernard Tomic a déjà signé un contrat avec l'agence de marketing sportif IMG et annonce ses ambitions : "Devenir numéro 1 mondial et remporter tous les tournois du Grand Chelem."

Hat trick à l'Orange Bowl

La qualité intrinsèque des joueurs et joueuses aussies laisse à désirer depuis le déclin de Lleyton Hewitt. L'ancien numéro un mondial, battu à Melbourne en huitièmes de finale par le futur lauréat Novak Djokovic, n'est plus que l'ombre du roi qu'il fut en 2001 et 2002.

Et 32 ans après le sacre d'Edmondson, une lueur d'espoir renaît : Bernard Tomic. Inconnu du grand public, cet Australien, né à Stuttgart le 21 octobre 1992, a déclenché l'hystérie aux antipodes à la suite de sa victoire en finale de l'Australian Open. À 15 ans et quelques mois, il est devenu le plus jeune lauréat d'une levée du Grand Chelem en juniors. Il a terrassé un à un tous ses adversaires pourtant bien plus âgés que lui comme le finaliste à Melbourne Park, Tsung-Hua Yang qui a 17 ans. En demi-finale, il a vaincu un jeune de 17 ans aussi, Bhambri. Son plus bel exploit fut son écrasante victoire contre la tête de série n°1 de l'épreuve, César Ramirez, 18 ans.

Fin 2007, il était le premier joueur né en 1992 au classement ITF avec sa 23 e place. Un mois plus tard, il est déjà sur la troisième marche du podium derrière deux jeunes qui ont deux ans de plus que lui. "Pour le moment, j'évolue en juniors. Il me restera encore beaucoup de moments cruciaux à franchir avant d'espérer évoluer à un bon niveau chez les professionnels ", confie Bernard Tomic.

Avant de débarquer à Melbourne, à 15 ans à peine, sa carte de visite faisait déjà froid dans le dos : champion depuis 2004 de l'Orange Bowl en Floride en -12, -14 et -16 ans.

"Wimbledon 2008 avecles seniors à 15 ans, neuf mois"

S'il n'a pas encore l'âge des pros, Bernard Tomic affiche déjà une belle maturité. "Je veux gagner mais pour cela, je dois afficher une mentalité plus exemplaire sur le terrain. Je veux être dans le Top 10 dans les 5 ans. Cette saison sera importante dans ma progression car je veux disputer les tournois du Grand Chelem en juniors et l'épreuve de Wimbledon avec les seniors aussi. J'ai conscience de tout le boulot qui m'attend."



© La Dernière Heure 2008