Tennis

Jo-Wilfried Tsonga ne se fixe aucune limite pour l'année 2009

PARIS Il fut la grande révélation de l'année écoulée. Et l'appétit venant en mangeant, il aimerait encore faire plus fort en 2009. Jo-Wilfried Tsonga (ATP 6) a révélé à la veille d'entamer sa saison à Brisbane, le 4 janvier, qu'il se voyait tout à fait remporter l'Australian Open.

"J'entamerai le tournoi en tant que prétendant au titre" , a déclaré le Français, qui avait surpris tout son monde en atteignant la finale à Melbourne fin janvier. "Oui, je sens que je peux gagner en Australie. J'ai beaucoup d'ambition cette année. L'Australian Open va être déterminant. Si je fais un bon résultat, je serai bien placé pour grimper au classement."

Big-Jo , comme on le surnomme en raison d'un physique qui n'est pas sans rappeler celui du légendaire boxeur Muhammad Ali, ne se fixe aucune limite. Puissant et agile, le Manceau de 23 ans se sent capable de tout, comme il le prouva cette année en réussissant à se qualifier pour le Masters à Shanghai après avoir été écarté des courts pendant trois mois en raison d'une opération au genou.

"Je ne ressens pas de pression. Quand on n'a pas assez d'argent pour payer son loyer à la fin du mois et qu'on risque d'être dehors, c'est ça pour moi la pression. Je ne joue pas ma vie sur un court. Le tennis reste pour moi un plaisir, un échange. Je donne le maximum de moi-même, car j'aime me regarder dans la glace par après."

Depuis le 1er décembre , Jo-Wilfried Tsonga s'est, d'ailleurs, remis au travail avec son coach Eric Winogradsky. Colosse aux pieds d'argile, il a avalé la fameuse période foncière, indispensable pour endurcir une carcasse qui a déjà connu pas mal de fissures. Et il a enchaîné ensuite avec les quelques ajustements techniques pour améliorer son jeu.

"Je suis très perfectible" , ajouta-t-il, entamant un inventaire à la Prévert qui démontre sa soif d'apprendre et son perfectionnisme.

Les autres n'ont qu'à bien se tenir...



© La Dernière Heure 2008