Tennis

La Belge s’est inclinée en huitièmes de finale face à Sloane Stephens.

C’était le scénario redouté et il s’est produit : Elise Mertens a fait face à une muraille lundi en ouverture de la night session sur le central. Sloane Stephens, dans une forme digne de la tenante du titre et récente finaliste de Roland-Garros, a fait la loi pour s’imposer (6-3, 6-3) face à la Belge et décrocher sa place en quarts. Elle a tangué mais n’a jamais rompu malgré tous les efforts de l’actuelle 15e joueuse mondiale. “Défendre mon titre me rend nerveuse mais aussi très enthousiaste car c’est une situation nouvelle. En plus là je suis n°3 mondiale et je me dis aussi que je n’ai plus que deux places à prendre pour arriver au sommet… Je suis très heureuse de mon niveau de jeu et j’ai déjà hâte de la suite.”

Parce que, oui, Elise Mertens s’est battue pendant 1h26 afin d’inverser la tendance. En vain. Plus elle tapait fort, plus la balle revenait vite et plus elle prenait trop de risques (35 fautes directes, 12 coups gagnants). Plus elle variait et tentait de temporiser et plus elle se faisait attraper dans la toile de Stephens pour finir par se faire punir par un contre au terme d’un échange interminable. Pas aidée par son service dans le premier set (46%), elle est tout de même revenue de 1-3 à 3-3 avant d’encaisser trois jeux de suite. Elle a aussi refait un break de retard dans le deuxième set et obtenu deux balles de jeu à 3-3 avant de se faire chaparder sa mise en jeu. Stephens a pour le moment bien plus d’expérience que Mertens dans ces grands rendez-vous et elle a parfaitement su s’en servir dans les points importants. “Elle a gagné ici l’an passé, veut défendre son titre… C’est une grande joueuse et elle a fait un très gros match”, a confirmé Mertens.

Qu’aurait-il fallu faire de mieux ou de plus ? Forcément mieux servir, forcément couper dans les fautes directes, sans doute monter plus souvent et mieux relancer. Mais face à une joueuse qui peut être un métronome du fond du court avec une longueur de balle qui neutralise toute attaque et des coups qui trouvent tous les angles, c’est compliqué. L’US Open, ce n’est pas Cincinnati mais de ces deux matches face à Stephens (1-1), Mertens doit tirer beaucoup d’enseignements. “Forcément je suis frustrée car j’ai commis trop de fautes… Mais il fallait puiser tellement pour gagner un point face à elle car elle ramène tout.” L’équilibre était dur à trouver.” Voilà le niveau à atteindre, voilà le travail à faire pour aller dans ce fameux Top 10 dont elle rêve. Elle n’en est pas à des années-lumière, elle n’est passée qu’à quelques points ici et là de transformer ce match en un sacré combat. Mais ce sont ces derniers réglages qui sont les plus difficiles. “Cet US Open est quand même une belle expérience pour moi car c’est la première fois que j’arrive en huitièmes ici. J’ai tout donné mais je suis quand même fier de mon parcours.” Et puis tout n’est pas fini pour elle à l’US Open puisqu’elle jouera encore une place en quarts… en double.