Tennis Le coach de David Goffin n’est pas inquiet après la défaite d’entrée à Madrid.

Selon Thierry Van Cleemput, le jeu sur terre battue de David Goffin est en train de se remettre en place, et il estime que son joueur a tout donné sur le court, lundi à Madrid....

"Après le beau temps, parfois la pluie. Après la pluie, il y aura le beau temps. Il y a eu un match en demi-teinte contre Alexander Zverev à Munich, donc deux défaites comme celles-là quand on commence à s’imaginer qu’on est tout près du Top 10 … Ce ne sont pas des défaites qui me gênent en tant qu’entraîneur, car il y a des circonstances à ça : on gamberge un petit peu. J’avais dit à David avant le match : ‘ Stop, on se calme. On remet les choses en place, on remet les bases, et tu me fais un match plein de A jusqu’à Z’."

Et il l’a fait…

"Oui, à 100% donc je suis content de ce qu’il a donné comme prestation. Maintenant il y a eu des égratignures dans la confiance, notamment au service parce qu’il y a eu beaucoup de breaks à Munich. Il est arrivé en perte de confiance sur son service, mais, ici, par l’attitude, ça s’est amélioré au fil du match. Et on avait un adversaire dans une spirale positive, qui a très bien joué : chapeau Lucas, il a mérité sa victoire. C’était un grand moment de tennis au niveau émotionnel. Ce n’est pas une défaite qui pose problème car David a recommencé à remettre en place son jeu pour la terre battue."

Il a dit "Trois fois je suis le meilleur joueur sur le terrain, et trois fois c’est le moins bon des deux qui gagne"...

"Il doit apprendre son nouveau statut. Il y avait des niveaux de confiance différents. Moi, ce que je veux, c’est avoir un garçon sain, qui fontionne comme il peut avec ses armes et qui a pour objectif de faire une longue carrière, donc je ne m’arrêterai pas au résultat de Madrid ce soir."

Après le match, David nous a dit que c’était à lui de gérer les doutes éventuels...

"C’est que le message est bien passé après le match. La confiance, il faut travailler beaucoup pour l’avoir et parfois on la perd très vite. Donc il faut un état d’esprit et une manière de fonctionner qui fait que, même quand on a perdu un match, on sait ce qu’on a à faire sur le suivant. Maintenant, il faut avoir les idées claires pour la suite : donc je pense qu’on va aller très tôt à Rome, qu’on y sera déjà vendredi. Ce n’est pas une question de sessions de travail mais de savoir comment on pense. On va travailler, mais il n’y a pas de grand chantier à faire jusqu’à Roland-Garros."