Tennis Alison Van Uytvanck a montré sa parfaite intégrité en refusant de l’argent illégal.

Alison Van Uytvanck a été à la mauvaise place au mauvais moment. Mais elle a fait preuve d’une parfaite intégrité alors qu’une autre joueuse a tenté de la corrompre. La 41e joueuse mondiale sort grandie d’une sombre affaire qui aurait pu salir son nom.

La Chinoise Peng Shuai a tenté d’obliger Alison Van Uytvanck, sa partenaire du double, à se retirer du tournoi de Wimbledon en 2017. Ces faits sont établis dans un rapport rédigé par le Tennis Integrity Unit (TIU). "Peng Shuai a utilisé des moyens coercitifs et offert la possibilité d’une récompense financière en échange du retrait de sa partenaire du tournoi du double dames de Wimbledon 2017", affirme le TIU. Concrètement, Peng voulait que Van Uytvanck se retire afin de jouer avec une autre partenaire.

La tentative de changer de partenaire du double dames de Peng Shuai était intervenue après la date limite d’engagement. Pour cette tentative de corruption, la Chinoise a écopé de six mois de suspension - dont trois avec sursis - et de 10.000 dollars d’amende - dont 5.000 avec sursis.

La sanction est clémente car, toujours selon le communiqué transmis, "l’offre a été refusée et Peng Shuai n’a pas participé au tournoi par la suite". Néanmoins, l’intention de fraude est reconnue. "Cela constituait une violation du programme anticorruption du tennis."

Peng n’est pas une inconnue sur le circuit. La Chinoise, ancienne n°1 en double, figure à la 20e place mondiale en double et la 80e en simple. Elle ne jouera plus avant le 8 novembre.

Dans le rapport, l’ancien entraîneur de Peng est également tombé dans cette affaire. Le Français Bertrand Perret a été suspendu trois mois, ce qui pénalise sa nouvelle protégée, la Tunisienne Ons Jabeur.

Quant à Alison Van Uytvanck, elle rappelle qu’aucune joueuse pro n’est à l’abri.