Tennis

Sale temps pour Marin Cilic! Le finaliste sortant de Wimbledon s'est fait submerger par le retour de l'Argentin Guido Pella lors d'une partie interrompue mercredi par la pluie, alors que Rafael Nadal a vogué vers le troisième tour.

Novak Djokovic a aussi franchi le cap sans problème jeudi, malgré une alerte au genou gauche. Du côté des Français, c'est fini pour Julien Benneteau, qui disputait à 36 ans son dernier Wimbledon, alors que Gilles Simon a rallié le troisième tour pour la première fois depuis 2015.

La pluie a cassé l'élan de Cilic

Mercredi, le Croate avait pris une option sur la victoire en menant 6-3, 6-1, 3-1. Mais la pluie est venue tout gâcher. Le jeu avait pu reprendre quelques minutes, le temps pour Pella (82e) de prendre l'avantage (4-3) dans le troisième set avant l'arrivée d'une nouvelle averse qui avait mis fin à la journée. Jeudi, l'Argentin, qui n'avait jamais gagné un match à Londres avant cette année, s'est déchaîné et a fini par avoir la peau du 5e mondial (3-6, 1-6, 6-4, 7-6 (7/3), 7-5) et, du même coup, créer une énorme surprise.

Finaliste l'an passé, finaliste aussi à l'Open d'Australie et lauréat du Queen's lors de la préparation, Cilic faisait figure d'épouvantail au All England Club. Mais, sur le court N.1, il sentait moins les coups que la veille. "J'étais moins précis, j'ai raté des balles faciles et je lui ai donné une chance de revenir", a expliqué le lauréat de l'US Open 2014. "La pluie m'a beaucoup aidé", a avoué de son côté Pella. "J'ai joué différemment aujourd'hui. J'étais plus agressif et je l'ai mis dans une situation inconfortable." Cilic, lui, n'a "pas eu de chance avec la pluie".

Nadal à une victoire de garder le trône

Le champion espagnol ne s'est pas amusé face au Kazakh Mikhail Kukushkin, 77e mondial mais il a su faire le job en trois manches (6-4, 6-3, 6-4). Il ne lui manque plus qu'une victoire désormais pour être assuré de garder le trône de l'ATP à l'issue du tournoi. Et ce, même si son dauphin, Roger Federer, conserve le trophée le 15 juillet.

Comme l'an passé, il n'a pas concédé le moindre set lors de ses deux premiers matches. "Aujourd'hui, c'était un bon test face à joueur coriace, surtout sur herbe", a apprécié le Majorquin de 32 ans qui n'a plus dépassé les huitièmes de finale depuis 2011 et sa dernière finale perdue face à Novak Djokovic.

Le niveau va peut-être monter d'un cran au prochain tour pour le double champion du All England Club (2008, 2010), opposé à l'espoir australien Alex De Minaur (19 ans, 80e), qui a écarté Pierre-Hugues Herbert (6-2, 6-7 (8/10), 7-5, 6-3).

Djokovic et les soixantièmes mugissants

Le triple lauréat du tournoi s'est offert une soixantième victoire au All England Club en rendant une bonne copie: 15 aces, 31 coups gagnants pour seulement 4 fautes directes contre 28 pour Horacio Zeballos dépassé par sa supériorité (6-1, 6-2, 6-3). Le trentenaire argentin, ex-39e mondial tombé au 126e rang, découvrait ce stade de la compétition après cinq échecs dès son entrée en lice. Concentré et appliqué de bout en bout, l'ancien N.1 mondial (22e aujourd'hui) ne lui a donc laissé aucune chance. Seul bémol pour "Djoko": une alerte au genou gauche qui a nécessité l'intervention d'un kiné à 4-3 dans le dernier set. Sans conséquence toutefois pour la suite de la rencontre.

Clap de fin pour Benneteau, Simon reverdit

Il n'avait "pas les jambes" pour écarter Frances Tiafoe. Benneteau s'est incliné en quatre manches (4-6, 6-3, 6-4, 6-2) face à l'espoir américain (20 ans, 52e mondial). Il lui restait encore le double jeudi, aux côtés d'Adrian Mannarino pour prolonger son dernier séjour à Londres.

Après des éliminations dès le deuxième tour ces deux dernières années (battu par Dominic Thiem en 2017 et Dimitrov l'année d'avant), Simon a franchi l'écueil en maîtrisant le jeune Italien Matteo Berrettini (22 ans, 81e) et son service de plomb (6-3, 7-6 (7/4), 6-2). Il affrontera l'Australien Matthew Ebden (51e), qui a mis fin au parcours de l'inusable Stéphane Robert (38 ans) 6-3, 7-6 (7/5), 4-6, 6-1.

Benoît Paire se frottait en fin d'après-midi au talentueux canadien Denis Shapovalov, lauréat de Wimbledon juniors en 2016.