5e étape : Greipel remet ça !

F. Chl. Publié le - Mis à jour le

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Tour de France

Jan Ghyselinck est passé tout proche d'une victoire de prestige pour son premier Tour de France mais il a été repris dans les derniers mètres

SAINT-QUENTIN Hier, certains avaient affirmé que la victoire d’André Greipel s’expliquait en partie par l’absence de Mark Cavendish lors de l’emballage final à Rouen. Mais ce jeudi, quels arguments utiliseront-ils pour diminuer les mérites du Gorille de Rostock. Les blessures superficielles dont souffre le champion du monde ? Sans doute qu’elles n’ont pas aidé ce dernier à donner le meilleur de lui-même, mais la supériorité de Greipel semblait quand même manifeste dans cette arrivée en légère montée. Plus puissant, le coureur de Lotto-Belisol a débordé Matthew Goss qui avait passé le dernier virage en tête pendant que Cavendish, pourtant placé dans la roue de l’Allemand, était contraint de se rasseoir sur sa selle pour ne terminer qu’à la quatrième place. C’est finalement tout ce qu’on retiendra d’une journée qui fut pour le reste d’un ennui total tant le scénario semblait écrit à l’avance.

En effet, dans notre papier de présentation de l’étape, nous avions évoqué la formation d’une échappée de 3 ou 4 coureurs dès les premiers hectomètres de la course. En effet, il ne fallait pas attendre la première borne pour voir un quatuor se dégager. Comme prévu, la moitié de celui-ci était composé de Français, Mathieu Ladagnous (Fdj.com), l’initiateur de cette offensive, et Julien Simon (Saur-Saujasun). Les deux autres fuyards étaient l’Espagnol Pablo Urtasun (Euskaltel), déjà à l’attaque lors de la première étape, et un Belge, Jan Ghyselinck (Cofidis). On vous l’avoue, on avait misé sur la présence d’un Europcar et on s’est planté.

Kittel jette l’éponge

Le quatuor allait rapidement voir son avantage s’élever à cinq minutes dans une étape sans difficulté qui allait plonger le spectateur dans un certain ennui. On ouvrait le coin de l’oeil après une cinquantaine de bornes lorsqu’un communiqué annonçait l’abandon de Marcel Kittel (Argos). Victime d’une gastro-entérite dès le début du Tour, le talentueux sprinter allemand n’aura jamais eu l’occasion de défier ses collègues de la dernière ligne droite et quitte le Tour par la petite porte.

Cavendish rassure

Un peu d’animation, enfin, au 104e kilomètre avec le sprint intermédiaire. Devant, c’est Ladagnous qui passe en tête, avant de laisser les sprinters s’expliquer pour la cinquième place. Mark Cavendish va en profiter pour rassurer ses partisans en s’imposant très facilement devant Goss et Renshaw. Le suite de l’étape pouvait s’assimiler à une longue procession, l’unique intérêt étant de savoir à quel moment, les échappés allaient être avalés par le peloton.

Ghyselinck passe à l’attaque

Et à force d’attendre le plus tard possible pour rejoindre les fuyards, le peloton a bien failli ne jamais les revoir. D’autant plus que la meute était quelque peu ralentie par une chute à 2,7 kilomètres de l’arrivée (Nous l'avions malheureusement aussi prédite). Farrar perdait le contrôle de sa machine après un épaule contre épaule avec Veelers et entraînait la culbute de plusieurs coureurs dont Peter Sagan, qui n’allait pas se mêler à la lutte pour la victoire. A la flamme rouge, notre compatriote Jan Ghyselinck jettait ses dernières forces dans la bagarre, mais ce dernier kilomètre en faux plat montant allait avoir raison de notre compatriote qui se faisait d’abord passer par Urtasun qui ne pouvait rien lorsque surgissaient à 250 mètres du but, les funambules de la dernière ligne droite. Dans celle-ci, c’est Greipel qui se montrait le plus véloce en devançant Goss et Haedo, l’Argentin de la Saxo Bank.

Le maillot vert relancé

Le maillot jaune du jour aura une saveur particulière pour Fabian Cancellara puisqu'il le portera demain pour la 27e fois de sa carrière et dépassera ainsi le record de René Vietto, seul non-vainqueur du Tour à l’avoir enfilé aussi longtemps. Le premier Belge reste Maxime Monfort, toujours bien accroché à sa 12e place. La lutte pour la liquette verte est elle relancée puisque Sagan n’a pu se mêler au sprint final. Matthew Goss a refait une partie de son retard en revenant à 18 points du le coureur Slovaque. Journée tranquille pour Michael Morkov (Saxo Bank) et Teejay Van Garderen (BMC) qui conservent leur maillot respectif, à savoir le blanc à pois rouges et le blanc. Le prix de la combativité est revenu ce jeudi à Mathieu Ladagnous.

Ce vendredi, le scénario et le vainqueur ne devraient pas être très différents d’ajourd’hui puisqu’une seule côte, située à 62,5 km, est prévue au programme des coureurs. L’occasion pour Greipel de tripler la mise avant un week-end qui devrait provoquer quelques changements au sein de la hiérarchie de ce Tour.


© La Dernière Heure 2012

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