Tour de France Avant le dernier chrono, Chris Froome est en position de force pour enlever une quatrième fois le Tour de France.

Tout plaide pour que Christopher Froome enlève ce week-end le 104e Tour de France, son quatrième personnel.

Il reste pourtant un dernier effort au Britannique, et à ses rivaux, ce samedi, à Marseille sur les 22,5 km du contre-la-montre qui va décider des derniers enjeux de ce Tour, et notamment des places qu’occuperont sur le podium les trois derniers prétendants.

En se plongeant dans un passé récent, on voit que le Britannique a le plus souvent dominé dans les chronos les deux hommes qui le suivent au classement, Romain Bardet, qui était déjà son dauphin il y a un an, et le plus inattendu Rigoberto Uran.

Ainsi, cette année , en début de Tour, à Düsseldorf, sur 14 km, Froome avait devancé Bardet de 39 secondes et Uran de 51. Un mois plus tôt, le coureur de Sky avait, au Dauphiné, été plus rapide que le Français de 1:16 sur 23 km !

Au mois de mai, en Romandie cette fois, sur 18 km, Froome avait aussi battu Uran de 47 secondes et, dans la même course, il avait largement dominé le Colombien, sur 15 km, de 1,29 minute.

Toujours l’an passé, au Tour, sur des parcours plus accidentés que celui qui est tracé dans la cité phocéenne, le triple vainqueur du Tour avait largement pris la mesure, deux fois, de Romain Bardet…

En fait, il faut remonter à 2015, au départ du Tour, à Utrecht, pour trouver un des deux rivaux de Froome qui ait roulé plus vite. Sur 14 km, Uran avait battu le Kenyan blanc de 10 secondes.

Même extrapolé à la distance de cette 22e étape, cela ne suffirait pas au Colombien… "Je vais prendre ce chrono comme n’importe quel contre-la-montre", disait Chris Froome après l’étape de ce vendredi. "Comme à Düsseldorf, je ne vais pas prendre de risques exagérés. Je pousserai à fond quand je le pourrai et, dans les virages, je ferai attention."

On lira par ailleurs que le maillot jaune ne pourra revêtir la fameuse combinaison aérodynamique qui lui avait permis, selon les spécialistes, de bénéficier de 18 à 25 secondes lors du chrono inaugural. "Ce n’est pas important", souriait-il. "C’est un énorme bonheur et honneur d’être en jaune à ce moment du Tour. J’ai couru avec la combinaison des organisateurs dans chacun des Tours que j’ai gagnés; cela m’a plutôt réussi. Ce n’est pas la combinaison qui gagne le Tour, ce sont les jambes. Samedi, je ne dois pas gagner, simplement, je ne dois pas perdre…"