Tour de France Avec cinq victoires d’étape, un maillot distinctif et quatre coureurs dans le Top 20, les Français ont brillé.

S’il existait un baromètre mesurant l’intérêt de ce Tour 2017 auprès du public, son aiguille s’affolerait dès le passage de la frontière vers l’Hexagone. Parfois jugée trop terne en Belgique, la Grande Boucle a fait l’unanimité chez nos voisins.

"Mais la popularité du cyclisme y est le plus souvent étrangement liée aux résultats", sourit un collègue parisien. Avec cinq victoires d’étape (Démare, Bardet, Calmejane et deux fois Barguil, un record depuis 2012), quatre coureurs dans le Top 20 final (Bardet, Barguil, Vuillermoz et Feillu) du classement général et le maillot à pois de meilleur grimpeur, le bilan comptable des coureurs français est excellent et a fait grimper les audiences. "Le Tour, c’est la course de l’année , juge Tony Gallopin. Cette vérité vaut pour l’ensemble du peloton mais un peu plus encore, sans doute, pour nous Français (rires). C’est le rendez-vous que l’on ne veut pas manquer et sur lequel on souhaite briller. Même si c’est parfois inconscient, on s’y transcende."

Si les 101 victoires UCI (contre 57 à la Belgique) que comptabilise la France depuis le début de la saison tendent à démontrer le contraire, la caisse de résonance médiatique du Tour est telle qu’elle étouffe parfois les autres courses. "Culturellement, c’est souvent la Grande Boucle qui met les jeunes en elle", analyse Vincent Lavenu, le manager d’AG2R-La Mondiale. "Mais les choses changent et une réelle culture des classiques s’installe par exemple depuis plusieurs années."