Tour de France Thomas De Gendt digérait mal sa seconde place au prix du supercombatif.

S’il a bouclé dimanche son 5e Tour de France, Thomas De Gendt n’avait pas véritablement le sourire après avoir franchi pour la dernière fois la ligne d’arrivée des Champs-Élysées. Roi des baroudeurs avec ses plus de 1.000 kilomètres accomplis en échappée (répartis sur 11 des 21 étapes !), le Flandrien a échoué à la seconde place du classement du supercombatif, derrière le Français Warren Barguil. Une récompense que le coureur de chez Lotto-Soudal avait érigée en véritable objectif. "Lorsque j’ai appris les résultats de cette élection, j’étais tellement déçu que je serais bien rentré à la maison", soufflait le Flandrien. "Que l’on ne s’y trompe pas, je ne cherche pas à minimiser le mérite de Barguil qui a accompli un Tour fantastique. Mais comme il est logique que le maillot à pois récompense le meilleur grimpeur de la Grande Boucle, je trouverais normal que le prix du supercombatif couronne le coureur qui a cherché à animer et à dynamiser l’épreuve. À mes yeux, cela n’est pas nécessairement lié à une victoire d’étape. Mais avec un tel jury…"

Un collège de sages qui est composé de cinq Français aux côtés de Greg Lemond et de la voix du public. "Il faudrait internationaliser celui-ci" , continue De Gendt. "Je crois que si ses membres avaient été belges, le résultat aurait probablement été différent… J’ai vu que le public m’avait élu comme le plus combatif et ce signal m’importe plus que le verdict final (NdlR : 20.000€ récompensaient le supercombatif)."

Le coureur de chez Lotto-Soudal a pu compter sur le soutien, via les réseaux sociaux, de nombreux coureurs et d’anciens champions. Lance Armstong s’est ainsi insurgé face à l’élection de Barguil dans son podcast quotidien. "Quoi ? De Gendt n’a pas été élu supercombatif", s’est ainsi étonné l’Américain. "Quelle connerie…"