Tour de France

Dans son édition de dimanche, L'Equipe a publié le classement particulier des coureurs ayant été le plus souvent à l'attaque. 

Thomas De Gendt a terminé premier avec 1.047 km devant deux autres Belges, Jan Bakelants (639 km) et Frederik Backaert (566 km). Lilian Calmejane (529 km) et Romain Sicard (527 km) complètent le top 5. Le coureur Lotto-Soudal, qui tient minutieusement à jour le compte de ses kilomètres passés à l'attaque, en arrive à 1.280 km.

De Gendt, qui a reçu le vote du public, ne s'est pas vu décerner le Prix de la Combativité. Le jury, dont un seul membre lui a donné sa voix, lui a préféré Warren Barguil. "Permettez-moi d'être clair: Barguil a roulé un fantastique Tour et je ne lui reproche absolument rien. Mais un maillot de la montagne va au meilleur grimpeur et le maillot aux points au sprinteur le plus régulier. Je pense que ce Prix de la Combativité doit aller au coureur, qui a montré son désir d'animer la course pendant tout le Tour et qui est régulièrement passé à l'attaque. Peu importe si cela n'a pas débouché sur le résultat escompté: la victoire d'étape. Cela ne compte pas pour remporter le Prix de la Combativité", a précisé De Gendt via le site de son équipe.

"Le fait que cinq Français figurent dans le jury a certainement joué un rôle. S'il y avait eu cinq Belges, le résultat aurait été différent. Cela prouve que sa composition n'est pas correcte. Il faut laisser un jury international se prononcer. Je suis très, très déçu, oui. Je voulais rentrer à la maison tout de suite. Mais avant je devais donner le meilleur de moi-même pour le sprint sur les Champs-Elysées ".

"Il aurait peut-être mieux valu que je m'immisce trois ou quatre fois moins dans les attaques. Parfois, je me suis retrouvé sans effort dans le premier groupe. Et lorsque plusieurs dizaines de coureurs attaquaient, je trouvais que je devais toujours être là. Contrairement à l'année dernière, l'équipe Sky a cette fois contrôlé fermement la course. Ainsi, une partie des possibilités sur lesquelles je comptais ont été écartées. Je trouve parfois qu'ils gaspillent de l'énergie dans le contrôle, mais c'est leur droit évidemment", a expliqué De Gendt.

"Je suis venu au Tour après une période où je n'ai pas pu m'entraîner comme je l'aurais voulu à cause d'une blessure au poignet. Par conséquent, je ne me suis pas senti bien pendant la première partie, mais cela a été mieux au cours des trois semaines. Lors des étapes de plat, j'ai essayé de donner le meilleur de moi-même pour l'équipe et pour André Greipel. Lors de l'étape de Rodez, je sentais que l'on n'aurait pas beaucoup de chance. J'ai décidé d'attaquer parce que je savais que Sunweb et BMC auraient contrôlé la course et qu'il aurait été quasiment impossible pour l'un de notre équipe de gagner. J'espérais que l'on irait plus loin mais nous avons été repris à douze kilomètres de l'arrivée. Vendredi dernier à Salon-de-Provence, nous étions un groupe de vingt coureurs dont certains avaient de très bonnes jambes".