Tour de France L’ancienne numéro un mondial s’est dite fascinée par l’ambiance du Tour.

Invitée, comme Eddy Merckx, par la formation Wanty-Groupe Gobert sur la 19e étape de la Grande Boucle, Justine Henin avait les yeux qui pétillaient dans le village départ d’Embrun. "C’est la première fois que je viens en visite sur le Tour", souriait l’ancienne tenniswoman. "J’ai pourtant toujours aimé ce sport et suivi les étapes de montagne devant ma télévision, même lorsque je voyageais. Cela constituait d’agréables moments de détente. Les efforts fournis sont tellement énormes… J’ai toujours eu un réel et profond respect pour les coureurs."

Un sport auquel la Rochefortoise goûte plus régulièrement depuis qu’elle s’est détournée des courts. "Autrefois, je pratiquais un peu de spinning dans le cadre de ma préparation physique pendant ma carrière, mais cela n’allait pas beaucoup plus loin", continuait la quadruple lauréate de Roland-Garros. "Le risque de chute sur la route me refroidissait quelque peu. J’enfourche bien plus souvent mon vélo depuis que j’ai mis un terme à ma carrière sportive. Ma fille de quatre ans adore cela. J’ai accouché il y a maintenant deux mois et demi de mon deuxième enfant. C’est par ce biais que je reprends une activité physique progressive."

Et de continuer : "Le cyclisme est un superbe sport, à la fois doux et difficile. C’est agréable de pouvoir choisir sa propre allure. D’aller au bout de soi-même ou au contraire de flâner au gré de ses envies. Cela permet aussi de partager des moments au grand air avec des amis ou de la famille mais aussi de découvrir des paysages d’une façon originale. Un voyage itinérant à VTT constitue d’ailleurs un de mes plus beaux souvenirs de vacances. C’est assurément quelque chose que je referai !"

Embarquée durant une partie de l’étape dans la voiture du directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, la championne olympique avait le sourire encore plus large à l’arrivée à Salon-de-Provence. "J’ai eu des frissons durant l’étape ! La proximité que ce sport entretient avec son public est exceptionnelle. Trop de sports cloisonnent fans et athlètes dans des univers différents alors que les émotions prennent une autre portée lorsqu’on peut les vivre d’aussi près. La vitesse du peloton dans les descentes était très impressionnante. Après avoir discuté avec plusieurs coureurs, je me suis également rendu compte que le Tour constituait un énorme challenge physique, mais aussi une fantastique aventure humaine. Vivre en équipe pendant près d’un mois, cela crée des liens forts. Et puis, pouvoir compter sur Eddy Merckx comme guide durant toute cette journée…"