Tour de France

D'après les recherches de Bert Blocken, professeur d'aérodynamique à l'Université technique d'Eindhoven et l'Université Catholique de Louvain, il apparaît que la position adoptée par le Britannique Chris Froome (Sky) dans la descente du col de Peyresourde lors de la 8e étape du Tour n'a pas conféré d'avantages aérodynamiques au coureur.

C'est ce qui a été avancé mardi par le professeur Blocken.

L'enquête, réalisé par l'Université technique d'Eindhoven conjointement avec l'Université de Liège et la société ANSYS, a démontré que la position de Froome dans la descente est moins aérodynamique que l'on pourrait croire. De plus, en mettant la majorité du poids du corps sur sa roue avant, Chris Froome a réduit considérablement ses capacités de direction.

En termes de chiffres, l'étude a exposé que la position employée par le Britannique est 0,6% moins aérodynamique qu'une posture de descente dite classique. La position avec le taux de résistance le plus faible reste celle employée par les coureurs lors des exercices contre-la-montre. C'est ce qu'avance l'article scientifique de Bert Blocken, ingénieur passionné de vélo.

"Il se pourrait que Froome, dans cette position, puisse développer plus de puissance mais nous ne l'avons pas calculé. Cependant, il apparait que le coureur de l'équipe Sky a creusé la plus grande partie de son avance au début de la descente, en surprenant ses adversaires", a ponctué l'enquête.

Vainqueur lors de cette 8e étape, Chris Froome était alors devenu leader du classement général, dépossédant Greg Van Avermaet du maillot jaune.