Tour de France Si Quintana était présenté comme le principal rival de Froome à l’aube de ce Tour, c’est un autre Colombien qui titille le maillot jaune

La mélodie enivrante n’a pas changé d’une note, seules les paroles ont été adaptées. Chaque matin, à l’ombre du village départ, les supporters colombiens entonnent un "Rigo, Rigo, Rigo" qui a délogé dans les charts le "Nairo, Nairo, Nairo". Alors que toute la Colombie s’attendait à vibrer au rythme des exploits de Quintana sur ce Tour, c’est Uran (4e du général à 0:29 de Froome), l’autre Scarabée qui fait rêver les Sud-Américains. Portrait d’un trentenaire trop méconnu...

1. Un père assassiné quand il avait 14 ans

Vendeur de billets de loterie dans les rues d’Urrao, le papa d’Uran est assassiné alors que Rigo n’a que 14 ans. On soupçonne un groupe paramilitaire, mais l’enquête ne sera jamais conclue. "C’est lui qui m’a donné le goût du cyclisme, il était fou de ce sport", raconte le coureur de la Cannondale. "Il m’accompagnait sur les courses." Après sa mort, Rigoberto reprend l’activité du paternel "pour faire vivre et manger la famille".

2. Un exil en Italie à 19 ans

Après avoir remporté plusieurs titre de champion national sur piste, il est repéré par l’équipe continentale pro italienne Tenax. Uran met alors le cap sur l’Europe et s’installe dans la Botte d’où il envoie régulièrement de l’argent à sa famille restée au pays. "Un éloignement difficile mais nécessaire pour grandir comme coureur", se souvient le Colombien.

3. Le plus jeune coureur du ProTour

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