Tour de France Chris Froome a terminé l’étape sur la machine de son équipier Thomas.

Dans la foulée de sa chute, Chris Froome n’a pas attendu l’assistance de la voiture du Team Sky, sur laquelle est placé son vélo de réserve, et a terminé l’étape sur la machine de son équipier Geraint Thomas. Un changement de matériel qui n’est jamais anodin.

Pourquoi a-t-il choisi le vélo de Thomas ?

Arrivés à la hauteur du Britannique quelques secondes seulement après sa chute, trois équipiers de Chris Froome ralentissent leur allure sans pour autant s’arrêter à sa hauteur. Geraint Thomas descend, lui, immédiatement de son vélo pour le tendre au maillot jaune. Dans chaque équipe ou presque, un coureur est désigné pour offrir sa machine à son leader en cas de pépin. Un choix effectué selon la morphologie des coureurs. Thomas mesure ainsi 1m83 contre 1m86 à Froome et était donc l’équipier au physique le plus proche de celui du Kenyan Blanc. Ils sont donc équipés de cadre de Pinarello de taille très semblable.

Une position différente ?

Même si deux coureurs présentent une taille très similaire, leur position peut être très différente sur le vélo. Celle-ci est en effet déterminée par des études posturales effectuées en laboratoire grâce à un appareillage de pointe et fonction de paramètres multiples : longueur des bras, souplesse dorsale, largeur des épaules, longueur des fémurs etc. Longueur des manivelles ou de la potence, hauteur et recul de la selle ou encore largeur du guidon sont autant de réglages très personnels.

Un équipement semblable ?

Contrairement au vélo jaune Mavic que Froome avait enfourché après l’incident du Ventoux, celui de Thomas était équipé du même dispositif de pédales. Il en va toujours ainsi pour les coureurs d’une même formation afin, précisément, de pouvoir être dépanné plus facilement par un partenaire en cas de problème. Le choix de la selle est en revanche personnel. La principale singularité du vélo de Chris Froome est d’être équipé de plateaux ovoïdes qui ont pour but d’annuler le point mort de la poussée dans la phase de pédalage. Il est le seul coureur de la Sky à disposer de cet équipement et a donc dû s’adapter au pédalage "rond" plus classique après avoir récupéré la machine de Thomas.