Tour de France

"La chose qui me fait un peu peur, c'est les neuf premiers jours dans l'ouest et le nord de la France", a déclaré le Britannique Christopher Froome, quadruple vainqueur du Tour de France, mardi à Paris lors de la présentation du parcours 2018.

"C'est un Tour de France très dur, avec la première partie un peu nouvelle dans le nord-ouest de la France: du vent, pas de grande montagne, puis une étape avec beaucoup de secteurs pavés", a estimé Froome, vainqueur du Tour en 2013, 2015, 2016 et 2017.

Il visera un cinquième sacre en 2018 pour rejoindre dans la légende le Belge Eddy Merckx, les Français Jacques Anquetil et Bernard Hinault, l'Espagnol Miguel Indurain.

"J'aime les pavés. Quand on passe sur les pavés, j'ai du plaisir", a-t-il affirmé. "Mais il y a toujours un risque, avec les problèmes techniques", ajoute-t-il, précisant qu'il faudra avoir un plan si les choses ne se passaient pas comme prévu.

Après une semaine entre Pays de Loire et Bretagne, le Tour de France 2018 mettra le cap au nord, avec le dimanche 15 juillet une étape avec 15 secteurs pavés pour un total de 21,7 km, un record depuis les années 1980, et une arrivée à Roubaix.

Froome redoute un "départ vraiment nerveux, dangereux. Ça peut-être vraiment crucial pour tout prétendant au classement général".

Puis il s'attaquera avec le peloton à la montagne, qui comportera une étape de 65 kilomètres avec trois ascensions dans les Pyrénées. "Ce sera la première fois que je ferai une étape de 65 kilomètres. Je ne sais pas ce qui peut arriver", a déclaré le Britannique.

Estime-t-il qu'il s'agit du Tour le plus piégeux qui lui ait été proposé? "Peut-être bien. C'est peut-être le plus dangereux, on verra. C'est un parcours qui teste de nombreuses compétences assez différentes", a-t-il conclu.

Le Tour de France 2018 s'élancera le 7 juillet de Noirmoutier-en-l'Île en Vendée pour se terminer le 29 juillet à Paris sur les Champs-Élysées.


Pour Quintana, "l'objectif N.1, c'est le Tour"

"L'objectif numéro un, c'est le Tour de France", a confirmé le grimpeur colombien Nairo Quintana mardi à Paris lors de la présentation d'un parcours 2018 qui correspond bien à ses "caractéristiques", convaincu qu'il peut battre le Britannique Christopher Froome.

Quintana, 27 ans, était pour la première fois présent au Palais de Congrès pour la présentation officielle d'un parcours du Tour.

"On a discuté avec l'équipe, et je serai chef de file. Je serai soutenu par une équipe formidable. L'objectif numéro un, c'est le Tour de France", a clamé Quintana, 2e de la Grande Boucle en 2013 et 2015, 3e en 2016.

Quintana, meilleur grimpeur du Tour et vainqueur d'étape en 2013, s'était aligné l'an dernier sur le Giro et avait pris la deuxième place derrière le Néerlandais Tom Dumoulin. Il avait ensuite calé dans le Tour et avait pris une anonyme 12e place.

Pour la saison à venir, son équipe Movistar a recruté l'Espagnol Mikel Landa (4e du Tour 2017), qui devrait privilégier le Tour d'Italie.

"Je suis convaincu que l'on peut gagner. Nous devons désormais préparer un bon calendrier et arriver sur le Tour de France avec de bonnes jambes", a ajouté Quintana.

Le parcours 2018 ne compte qu'une trentaine de kilomètres de contre-la-montre individuel, dans le Pays basque en fin de Tour, après des étapes dans les Alpes puis dans les Pyrénées.

C'est un "Tour très intéressant, avec une belle variété dans les massifs montagneux, avec des pourcentages élevés qui correspondent bien à mes caractéristiques", a encore relevé Quintana.

Seule ombre au tableau pour le Colombien: "l'étape avec les pavés", prévue le 15 juillet avec quinze secteurs et un total de 21,7 kilomètres, un record depuis les années 1980.


Cavendish: "Le plus dur que j'ai jamais vu"

"C'est le Tour de France le plus dur que j'ai jamais vu, surtout pour les sprinteurs", a estimé le Britannique Mark Cavendish, vainqueur de 30 étapes sur la Grande Boucle, mardi lors de la présentation à Paris du parcours de l'édition 2018.

"C'est le Tour de France le plus dur que j'ai jamais vu. Pour celui-là, je ne suis pas sûr que j'arriverai au bout, il me faudrait un miracle pour que je rejoigne Paris", a déclaré le Britannique.

Cavendish, 32 ans et lauréat du maillot vert en 2011, a quitté l'édition 2017 avec une fracture de la clavicule, après une chute provoquée par la Slovaque Peter Sagan lors de la 4e étape.


Contador apprécie... et regrette l'étape de 65 km

L'Espagnol Alberto Contador, vainqueur du Tour de France 2007 et 2009, salue "l'initiative attractive" que constitue l'étape de 65 kilomètres dans les Pyrénées à la fin du Tour 2018, mais regrette qu'elle n'intervienne qu'après son départ à la retraite.

"Il y a des étapes très difficiles, avec des arrivées mythiques comme l'Alpe d'Huez et d'autres nouveautés en fin de Tour. C'est toujours une bonne chose de découvrir d'autres montagnes", a estimé Contador à Paris lors de la présentation du parcours 2018.

"Il y a également une initiative que je trouve très attractive, qui revient à faire un contre-la-montre avec trois montées. C'est dommage qu'ils ne l'ont introduite que maintenant, et pas avant", a regretté l'Espagnol, qui a tiré sa révérence à la fin de la Vuelta en septembre.

"Ce sont des étapes qui invitent au spectacle, qui sont difficiles à contrôler pour une équipe, des étapes qui sont spécialement attractives", a conclu Contador.