Tour de France Le tracé de la prochaine édition de la Grande Boucle sera dévoilé ce mardi à Paris.

Autrefois attendu par les amateurs de cyclisme comme un cadeau de Noël posé au pied du sapin mais qu’on ne peut déballer avant les douze coups de minuit, la présentation officielle du parcours du prochain Tour de France voit son joli ruban se dénouer chaque année un peu plus tôt. Entre les fuites parfois orchestrées par certaines autorités locales et divers sites spécialisés (velowire, par exemple) qui relaient chacune des indiscrétions glanées par les différents médias régionaux, le nuage de mystère s’est fait moins épais. Ce mardi, lorsque les lampions du Palais des Congrès de Paris se tamiseront pour le lancement du film de présentation de l’édition 2018 de la Grande Boucle, la surprise ne sera donc plus totale.

CE QUI EST CERTAIN

Si les rumeurs se multiplient à l’approche de la grande présentation du tracé, ASO se refuse toujours à commenter ou officialiser les innombrables bruissements à une exception près : le Grand Départ. Depuis février, on sait en effet que la prochaine édition du Tour s’élancera de la Vendée le samedi 7 juillet. Un coup d’envoi retardé d’une semaine pour minimiser la concurrence avec la Coupe du Monde de football dont la finale se tiendra le 15 juillet. Si les autorités locales avaient initialement rêvé d’emprunter le célèbre passage du Gois, comme en 2011, la nouvelle programmation de la première étape et les marées ne le permettront pas. Les coureurs devraient ainsi s’élancer de l’île de Noirmoutier pour un défilé dans les marais salants avant de rejoindre le continent par un pont routier et ensuite mettre le cap vers Fontenay-le-Comte pour une première arrivée jugée après 195 kilomètres de course. Au lendemain de la seconde étape tracée entre Mouilleront-Saint-Germain et La Roche-sur-Yon, les favoris pour la victoire finale se livreront une première explication lors d’un contre-la-montre par équipes (on annonce 35km) tracé autour de Cholet.

UNE PREMIERE SEMAINE RICHE EN TEMPS FORTS

Loin des premières semaines autrefois exclusivement dédiées aux sprinters, Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, veille à pimenter les premiers jours de course de nombreux temps forts. Après le chrono par équipes de Cholet, l’arrivée de la 6e étape au sommet de Mûr-de-Bretagne (qui pourrait être escaladé à deux reprises) devrait offrir un joli terrain de jeu aux puncheurs. Trois jours plus tard, le peloton s’attaquera aux mythiques pavés de Paris-Roubaix après s’être élancé d’Arras et devrait emprunter certains des plus célèbres tronçons comme le Carrefour de l’Arbre, le secteur de Gruson ou celui de Camphon-en-Pévèle. De quoi faire trembler certains favoris…

UN CHEMIN DE TERRE DANS LES ALPES

Au lendemain de la première journée de repos, le peloton s’attaquera au premier grand massif montagneux : les Alpes. L’arrivée de la 10e étape devrait ainsi être tracée au sommet du Plateau des Glières. Christian Prudhomme a confirmé qu’il s’agirait de la première arrivée au sommet du Tour sans en confirmer la programmation. "L’ascension au Plateau des Glières, 6 kilomètres à 11 % de moyenne, est très difficile, a ainsi commenté le directeur du Tour. Suivent près de 2 kilomètres qui ne sont pas goudronnés, pour retrouver les routes d’antan du Tour, avant d’arriver dans ce haut lieu de la Résistance." Le jeudi 19 juillet, le Tour connaîtra l’un de ses incontestables temps forts avec une arrivée à l’Alpe d’Huez. Si le format et le tracé de cette étape restent encore flous, les rumeurs les plus persistantes évoquent une possible double ascension avec un passage par le col de Sarenne. Après un détour par Mende et la montée Laurent Jalabert le 21 juillet, les coureurs s’attaqueront dans la troisième semaine au massif pyrénéen. Le plat d’Adet et la station de ski d’Artouste devraient ainsi être le théâtre de deux arrivées au sommet.

UN CHRONO A LA VEILLE DE L’ARRIVEE

Comme l’année dernière à Marseille, les organisateurs du Tour semblent avoir programmé un contre-la-montre individuel (le seul a priori de l’édition 2018) à la veille de l’arrivée sur les Champs-Elysées. Tracé dans le pays Basque, il devrait relier Saint-Pée-sur-Nivelle à Espelette. Le Tour 2018 ne manquera donc pas de piment !

© DH