Tour de France

Le Norvégien Edvald Boasson Hagen (Dimension Data) a remporté la 19e étape du Tour de France, vendredi, entre Embrun et Salon-de-Provence, la plus longue de ce Tour (222,5 km).

Boasson Hagen est sorti d'un groupe de 9 coureurs à 2,5 km de l'arrivée. Trois Belges se sont classés dans le top-10: Jens Keukeleire a pris la troisième place, Thomas De Gendt est cinquième et Jan Bakelants huitième.

Un groupe de 20 coureurs s'est échappé après 35 km de course. Trois Belges en faisaient partie: De Gendt, Bakelants et Keukeleire.

A l'initiative de Keukeleire, un nouveau groupe de neuf coureurs s'est formé à 20 km de l'arrivée. Chavanel, Arndt, Albasini, De Gendt, Boasson Hagen, Gesbert, Bakelants et Bennati accompagnaient le coureur d'Orica-Scott, qui recevait le Prix de la Combativité.

Boasson Hagen a lâché ses compagnons d'échappée à 2,5 km de la ligne. Le Norvégien a tenu jusqu'à l'arrivée pour décrocher le troisième succès de sa carrière au Tour de France. L'Allemand Nikias Arndt (Sunweb) a terminé deuxième à 5 secondes. Keukeleire s'est classé troisième à 17 secondes, suivi de Bennati et De Gendt. Bakelants est huitième.


Jens Keukeleire a reçu le Prix de la Combativité

Après Guillaume Van Keirsbulck, Philippe Gilbert et Thomas De Gendt, Jens Keukeleire est le quatrième Belge à recevoir le Prix de la Combativité. "Ouais, je suis bien avec ça. J'aurais préféré gagner une étape".

"Je me sentais très bien. Avant le départ, j'ai constaté que j'avais de bonnes jambes. Je ne voulais pas m'immiscer dans toutes les tentatives avant les petites difficultés parce que c'est ue loterie. J'ai choisi le bon moment. Dès que j'ai vu les gars avec lesquels j'étais parti, j'ai eu un bon pressentiment. Lorsque nous avons compté sept minutes d'avance, j'étais convaincu que le vainqueur se trouvait parmi nous. Je me suis amusé. C'était sympa de faire la course. J'étais vraiment bien et tout le monde ne peut le prétendre après trois semaines", a raconté le coureur d'Orica-Scott.

"Dans le final, je roulais fort mais Edvald ce n'est pas un inconnu. C'est un crack. Il est très costaud sur ce Tour et il a prouvé qu'il était le plus solide du groupe de tête. A 60 kilomètres, avant l'ascension dans le final, j'ai voulu tenter ma chance. J'en avais peur de cette montée. En fait, cela n'a pas été nécessaire parce qu'elle n'était pas si difficile. De toute façon, je n'ai quand même pas reçu d'espace".

"C'est une belle occasion manquée. C'était agréable de tenter sa chance mais avec une troisième place, on ne va pas loin. Le Prix de la Combativité? Ouais, tout le monde l'aura oublié dans quelques jours. C'est dommage. Perdre contre Boasson Hagen, ce n'est pas grave. Il est fort. Mais j'aurais quand même voulu disputer un sprint contre lui. Le matin, dans le car, nous avons encore parlé de ce fameux rond point où il a manœuvré. Lors de la discussion matinale, nous avions bien insisté sur le fait qu'il fallait l'attaquer par la droite. Malheureusement, une fois dans le final, je n'y ai plus pensé. Au moment où nous l'avons abordé par la gauche, cela m'est subitement revenu à l'esprit. C'était trop tard. J'ai laissé échapper des jurons mais je ne pouvais rien y changer".


Matthews assuré du maillot vert s'il rejoint Paris

Michael Matthews (Sunweb) ne peut plus perdre le maillot vert s'il rejoint l'arrivée du Tour de France, dimanche, à Paris. L'Australien a assuré mathématiquement sa victoire dans le classement par points vendredi au cours de la 19e étape.

Lors de la 19e étape, le sprint intermédiaire de Banon, après 136,5 km de course, a été disputé par un groupe de 20 coureurs. Thomas De Gendt (Lotto Soudal) s'est adjugé les 20 points en jeu. Mathématiquement, Matthews ne peut plus être rejoint par André Greipel (Lotto Soudal), son premier poursuivant avec 160 points de retard.

Matthews est le troisième Australien à remporter le maillot vert après Robbie McEwen (en 2002, 2004 et 2006) et Baden Cooke (2003).


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