VDB: "Wiggins n’était pas au mieux !"

Ph. V.H. Publié le - Mis à jour le

Tour de France

Journée chahutée mais sans bobo pour le leader des Lotto-Bélisol

BOULOGNE-SUR-MER Jurgen Van Den Broeck, 25e à l’arrivée, était manifestement soulagé d’en avoir terminé avec l’étape du jour.

”J’ai survécu, c’est l’essentiel, expliquait-il en s’installant dans la voiture qui devait le ramener à l’hôtel. Et je vous jure que ce n’était pas une mission facile dans le chaos qui a régné sur la course. Je ne sais pas ce que certains ont dans la tête, mais pour moi, faire la course, ce n’est pas risquer à chaque seconde de se mettre au tapis. Moi, j’ai pu éviter la chute de toute justesse dans les dernières centaines de mètres, mais au prix d’un coup de frein et d’une manœuvre qui m’ont fait perdre le contact direct avec ceux qui me précédaient. Pour la victoire du jour, c’était râpé. Mais je n’en demande pas tant. Etre crédité du même chrono que le deuxième de l’étape (NdlR : arrivé à 1 seconde de Sagan) suffit à mon bonheur.”

Bradley Wiggins, lui aussi retardé par une chute dans les derniers kilomètres, était crédité du même temps que Van Den Broeck, même s’il avait franchi la ligne avec 47 secondes de retard sur le vainqueur du jour. “Si vous me demandez mon avis, je vous dirais qu’il s’en sort bien car j’ai l’impression qu’il n’a pas été très bien de toute la journée.”

Une info qui aura fait du bien au moral du Flandrien… Jelle Vanendert (15e) était lui aussi passé par les mailles du filet. “Normalement, j’étais censé tenter de jouer la gagne dans cette étape, expliquait le Limbourgeois. Mais, dans cette foire d’empoigne, j’étais déjà content de suivre le train imposé par les meilleurs. J’ai l’impression que c’est tous les jours un peu plus dangereux. On n’est plus en sécurité nullement part dans le peloton, même aux avant-postes. Moi-même, je suis passé deux fois à deux doigts de la chute. C’était vraiment limite.”



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