Wiggins : “Je suis confiant, je n’ai jamais été aussi fort”

Julien Gillebert Publié le - Mis à jour le

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Tour de France

Le Britannique se réjouit de son statut de favori et apparaît déterminé et sûr de lui.

Le Britannique se réjouit de son statut de favori et apparaît déterminé et sûr de lui. “Jésus-Christ !” Telle a été la réaction de Bradley Wiggins quand il a débarqué devant la meute de journalistes venus du monde entier, hier, en fin d’après-midi, à l’hôtel Van Der Valk, à Verviers. Avant de rapidement s’excuser, un sourire aux coins des lèvres. “Sorry guys (désolé les gars), je sais que vous avez des pages à remplir pour vos journaux, mais je n’ai pas grand-chose à vous dire de plus qu’après ma victoire au Dauphiné. Et puis, je crois que tout est dit avec ma saison, mes victoires. Mes résultats parlent pour moi et sont plus intéressants que ce que j’ai à raconter.”

Ses succès à Paris-Nice, au Tour de Romandie et au Critérium du Dauphiné l’ont en effet désigné comme le grand favori de Tour de France, engageant le Britannique au parcours atypique (multiple champion du monde et olympique, il s’est converti à la route, se spécialisant dans les chronos avant de se mettre en tête de grimper, en 2009) dans un duel avec Cadel Evans.

Un statut qui ne dérange pas Bradley Wiggins, qui, à 32 ans, ne craint pas la pression. Au contraire, même, il savoure.

“C’est assez excitant, je n’avais jamais vu autant de journalistes autour de moi, sauf peut-être quand on a été éjectés du Tour “(son équipe Cofidis s’était retirée suite au contrôle positif de Moreni, en 2007, NdlR), lâche, dans un grand éclat de rire, ce fan de rock et de guitares. “Le Tour et sa pression, c’est incroyable. On s’entraîne toute l’année dans l’anonymat et ici, bam !, c’est le rush autour de soi. C’est plus fort qu’aux JO, où on est assez protégés par le village olympique. Mais je suis très attaché au sport, à son histoire. Je sais la valeur que cela représente de me retrouver à cette place. Mais franchement, jamais je n’aurais imaginé me retrouver un jour dans le rôle du favori du Tour de France. Quand je voyais un vélo, gamin, je m’imaginais plus livreur de lait ou facteur, pas forcément coureur. C’est donc une sorte de rêve qui se réalise.”

Mais il ne compte pas s’en contenter : il veut devenir le premier Anglais à remporter le Tour de France. “Je suis confiant, car je ne me suis jamais senti aussi fort de ma vie. J’ai l’impression d’avoir effectué un boulot titanesque. Et le travail paie. Tout comme les innombrables sacrifices. Je suis aussi entouré d’une très forte équipe, avec un très bon staff, un coach (notamment un entraîneur venu de la natation, et le staff de Sky, qui a voulu faire de Wigo le meilleur grimpeur des rouleurs et le meilleur rouleur des grimpeurs, NdlR) qui a su me faire prendre conscience de travailler pour repousser mes limites. Je n’ai rien laissé au hasard. Je suis prêt et concentré.”

Et il se méfiera de tout le monde. “Bien sûr, Cadel Evans est le vainqueur sortant et reste le favori, à moi de le surprendre” , termine le 3e de la Vuelta 2010. “Mais je sais aussi qu’une surprise est toujours possible, comme quand je m’étais classé 4e en 2009. Et ce Tour sera ouvert. Car il n’y a plus un type comme Armstrong qui domine ces dernières années. Mais ce sont les trois prochaines semaines qui vont décider qui va gagner le Tour.”

Avant de conclure par une petite provoc, sourire amical en prime : “C’est la route qui va désigner le maillot jaune, pas ce que vous direz dans la presse…”



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