Optimisation fiscale, transaction immobilière juteuse, conflit d’intérêts… Une enquête révèle les dessous occultes des affaires de Patrick Drahi

Reflets.info, StreetPress et Blast sortent ce mardi les “DrahiLeaks”, une série de révélations sur le business du milliardaire Patrick Drahi, 11e fortune de France, à la tête du groupe Altice.

(FILES) This file photo taken on March 17, 2014 shows Patrick Drahi, then French cable operator Numericable's parent company Altice Chairman, giving a press conference in Paris. French telecom company SFR group's sports channel has acquired the full French TV rights for the Champions League soccer tournament, according to a source close to the matter on May 11, 2017. / AFP PHOTO / ERIC PIERMONT
Patrick Drahi / AFP PHOTO / ERIC PIERMONT ©AFP

Trois médias indépendants, Reflets.info, StreetPress et Blast, sortent ce mardi une enquête nommée “DrahiLeaks”. Il est question des affaires de Patrick Drahi, 11e fortune de France, président du groupe de télécommunications Altice.

Dans une série d’articles, les médias dévoilent les dessous du business de Drahi, qui s’enrichit grassement, à coups de montages financiers complexes, d’optimisation fiscale, et de réseaux de copinages…

Documents piratés à Altice à l’appui (et mis en ligne par un groupe de hackers russes), l’enquête montre notamment comment l’homme d’affaires s’est enrichi sur le dos de Libération, lorsqu’il a racheté le journal alors déficitaire en 2014. Grâce à plusieurs opérations immobilières, liées aux rachats et ventes de locaux pour le journal, Drahi et son groupe ont reçu environ 79,6 millions d’euros.

Dommages collatéraux de l’enquête, les frères Attali et leur projet de collaboration douteuse avec la fondation Patrick et Lina Drahi, Bernard-Henri Lévy et Jean-Jacques Bourdin. StreetPress révèle que ce dernier, déjà visé par des accusations d’agressions sexuelles, aurait signé un contrat avec Altice, la maison mère de BFMTV, ex-employé du journaliste, qui lui a rapporté 1,4 million d’euros. Il s’agirait d'une obscure prestation de conseil, signée en 2018, pour développer des médias pour le groupe Altice. Un contrat juteux, qui serait en fait un bonus caché pour l’animateur vedette à l’époque, alors que pendant ce temps, les salariés de la chaîne réclamaient des augmentations de salaire.

Pour BHL, c’est une somme de 50.000 euros que la fondation Patrick et Lina Drahi a donné au philosophe pour son documentaire sur la guerre en Ukraine, déjà grassement financé par des fonds publics. Une coquette somme que le couple Drahi a pu défiscaliser.

Le média Reflets.info s’était le premier plongé dans les documents piratés et avait sorti une première enquête qui lui avait valu une poursuite en justice de la part du milliardaire.

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